Trente jours, trente équipes, trente bilans de la saison 2018, du plus mauvais au tout meilleur. Pendant tout le mois de novembre, je vous propose de faire le bilan de chacune des trente équipes.
Pour retrouver les articles concernant les équipes précédemment évoquées :
C’est au tour des Tigers de Detroit de passer à la casserole du résumé de la saison!
Le résumé de la saison
Bilan 2018 : 64 – 98
Nicholas Castellanos doit se sentir seul. L’équipe des Tigers a beau être en reconstruction, on a peu à se mettre sous la dent en dehors de ce joueur d’exception. Personne n’a son étoffe : hormis pour le vol de buts, il est le meilleur de son équipe dans toutes les statistiques (.298 au bâton cette année).

Il est même difficilement compréhensible que Castellanos n’ait pas été échangé plus tôt pour faire venir des talents bruts.
Seul Jeimer Candelario, 24 ans (moyenne au bâton de .224, mais 19 circuits frappés) et plus bel espoir de la franchise, peut tenir une sorte de comparaison.

Une bonne partie des autres joueurs sont encore jeunes et n’ont pas su démontrer l’étendue de leur capacité à impacter l’équipe. Je n’évoque pas Miguel Cabrera, blessé très tôt dans la saison, mais il aurait pu avoir un impact non négligeable. Les Tigers ont souffert de son absence.
Défensivement, mis à part le lanceur Matt Boyd, ça n’a pas été fameux. À signaler que Mike Fiers est parti entre temps à Oakland.
Le bilan de 64 victoires pour 98 défaites est lourd. La faiblesse de la division Centrale de l’Américaine prend tout son sens quand on s’aperçoit que trois des équipes qui la composent possèdent un bilan dans les cinq pires des Majeures. Les Tigers ne font pas exception.
Quelle stratégie et quelles ambitions pour 2019?
Dans la même division, les White Sox et les Tigers donc, se distinguent des Royals dans le sens où on voit mal qui va prendre le flambeau l’an prochain. À Kansas City, les choses se font plus rapidement. À Detroit, la ville de la voiture, on est en mode diesel et on prend son temps.
Ils me feront peut-être mentir, mais il me semble qu’une véritable amélioration prendra encore du temps. Le gérant, Ron Gardenhire, a accompli une belle première partie de saison, mais la suite des opérations confirme que rien n’est encore bien ficelé.
Les pistes à étudier se situent encore davantage dans les équipes mineures que dans l’équipe principale. Je pense principalement à quelques joueurs : les lanceurs Franklin Perez, Beau Burrows et Logan Shore (provenant de l’échange de Mike Fiers à Oakland).

Mais aussi deux jeunes extrêmement talentueux : le Mexicain Isaac Paredes, 19 ans seulement, polyvalent dans l’avant-champ, et Willi Castro, très bon au bâton et fraîchement arrivé du système de Cleveland.
Ma prédiction pour 2019 : une stagnation avant l’embellie future (66 victoires et 96 défaites).
