Trente jours, trente équipes, trente bilans de la saison 2018, du plus mauvais au tout meilleur. Pendant tout le mois de novembre, je vous propose de faire le bilan de chacune des trente équipes.
Pour retrouver les articles concernant les équipes précédemment évoquées :
– Orioles
Aujourd’hui, on parle des Royals de Kansas City.
Le résumé de la saison
Bilan 2018 : 58 – 104
En 2015, les Royals gagnaient la Série mondiale. Dur de croire que trois ans après, ils se retrouvent en 29e place des Majeures avec 58 victoires et 104 défaites.
La saison bien sûr a été longue et à vrai dire, on s’est longtemps demandé qui des Royals ou des Orioles allaient finir derniers. La braderie de l’été des O’s a fini par les empêcher de lutter. Les Royals, eux, ont enchaîné quelques jolis coups et le mois de septembre a même été très bon. Ils terminent la saison sur une séquence de 20 gains pour 14 échecs depuis le 25 août. La fin de saison et l’éclosion de jeunes talents ont redonné un vrai intérêt à suivre cette équipe. Le gérant, Ned Yost, a d’ailleurs gagné le droit de diriger l’équipe une année de plus.

La vraie vedette de cette équipe a émergé : Whit Merrifield, joueur de deuxième but au pur talent (.304 de moyenne au bâton), voleur de buts (45, un record cette saison) et producteur de points tout en finesse.
Quelle stratégie et quelles ambitions pour 2019?
Pour donner une idée, les Orioles en ont pour cinq ans alors que les Royals en ont encore pour deux ans avant d’être aspirants.
La masse salariale a été réduite au maximum après les nombreux départs (notamment Kelvin Herrera et Mike Moustakas). Seuls certains joueurs ont encore des contrats juteux qui se terminent bientôt, mais ils seront conservés pour encadrer les plus jeunes. Je pense en premier lieu au receveur Salvador Pérez, mais aussi au voltigeur Alex Gordon.
Bien sûr, la stratégie est la suivante : former et faire monter le niveau, économiser de la masse salariale en vue d’en dépenser beaucoup plus quand sera venu le temps d’ajouter des pointures aux postes où il y aura des trous. L’année 2020 est la cible.
À la rotation, les Royals vont s’appuyer sur une batterie de joueurs prometteurs : Brad Keller, Jakob Kunis, Jorge Lopez et Trevor Oaks, encadrés par les confirmés Danny Duffy et Ian Kennedy.

Dans l’avant-champ, Adalberto Mondesi, Hunter Dozier et Ryan O’Hearn ont réussi leurs classes et seront de retour en 2019. Au champ extérieur, Brett Phillips donne des espoirs nourris et sera sûrement testé.
La majeure partie de l’équipe aura donc à prouver que les dirigeants ne se sont pas trompés dans leur choix.
Ma prédiction pour 2019 : une nette progression (76 victoires et 86 défaites).
