Trente jours, trente équipes, trente bilans de la saison 2018, du plus mauvais au tout meilleur. Pendant tout le mois de novembre, je vous propose de faire le bilan de chacune des trente équipes.
Pour retrouver les articles concernant les équipes précédemment évoquées :
– Orioles – Royals – White Sox – Marlins – Tigers – Padres – Rangers
– Reds – Blue Jays – Giants – Mets – Twins – Phillies – Angels – Nationals
– Diamondbacks – Pirates – Cardinals – Mariners – Rays – Braves – Rockies
Place aux Indians de Cleveland aujourd’hui!
Le résumé de la saison
Bilan 2018 : 91 – 71 ; défaite 3-0 face aux Astros en séries de division.
Les Indians s’y attendaient, leur division était largement à leur portée et le plus difficile serait de garder patience avant d’en découdre en séries. La bande de Terry Francona avait, comme obstacle à une vraie préparation, la faiblesse de sa division. Ils possèdent un bilan de 49-27 contre les quatre adversaires de cette dernière. Faites le calcul : le bilan contre les autres équipes est de 42-44. Après une saison régulière de bonne facture et assez tranquille, ils ont remporté la division pour la troisième année de suite. Malheureusement, ils ont été balayés par les Astros 3-0 en séries de division, incapables de réitérer leurs prouesses offensives et à cause d’une relève très médiocre.
De là à dire que les Indians sont surcotés? Non. L’effectif parle de lui-même et la rotation, notamment, est bien celle qui a permis d’aller jusqu’à la Série mondiale il y a deux ans. Elle a donc déjà prouvé son talent. Trevor Bauer, Corey Kluber, Carlos Carrasco et Mike Clevinger forment une rotation exceptionnelle. Ces quatre affichent une MPM combinée de 2.89 et une moyenne de 220 retraits sur des prises en 2018. Du lourd! Le jeune Shane Bieber complète ce quatuor de manière très correcte.

L’attaque a été variée et efficace : deuxième moyenne au bâton des Majeures, première en vols de buts, troisième en nombre de points inscrits. Même si la division est faible, ces chiffres sont remarquables. Francisco Lindor (38 circuits, 42 doubles), José Ramirez (qui est entré dans le club des 30-30-30 avec 39 circuits, 38 doubles et 34 vols de buts) et le frappeur désigné Edwin Encarnacion (32 bombes): voilà trois éléments surpuissants qui donnent un coup de fouet à une attaque. Les Indians ont aussi un joueur de contact en la personne de Michael Brantley, qui est cependant resté le seul élément vraiment performant dans le champ extérieur.
L’enclos a longtemps été une préoccupation, à raison. Il a été renforcé par plusieurs éléments qui seront encore là l’an prochain : Brad Hand, qui a été très bon, et Adam Cimber, qui a déçu. Cody Allen et Andrew Miller, qui sont désormais agents libres, n’ont pas tenu leur rang.
Quelle stratégie et quelles ambitions pour 2019?

Les lignes ci-dessus permettent donc d’établir un premier bilan des besoins à combler pendant l’hiver : un enclos digne de ce nom et un champ extérieur plus dense. Car Brantley et Melky Cabrera sont agents libres et seuls Leonys Martin et le jeune Greg Allen sont là pour assurer pour le moment. Jason Kipnis, au poste de deuxième but, vient de connaître deux saisons compliquées : à voir s’il n’y a pas un besoin là aussi! Heureusement, les Indians pourront compter sur leur rotation dont tous les membres sont encore sous contrat. À moins d’un bouleversement. Après tout, pourquoi pas échanger l’un des quatre as pour améliorer l’effectif là où il y a besoin? Une chose est sûre : c’est le moment de réfléchir très fort sur les bords du Lac Érié et d’adopter une stratégie à même de renforcer l’équipe.
Ma prédiction pour 2019 : le temps n’est pas encore à la reconstruction, car globalement, c’est une belle équipe qui est en place. Il reste encore peu de temps avant que les rivaux de la division se réveillent, mais je les vois encore la remporter en 2019 : (87-75).
