Hier avait lieu la première ronde du repêchage amateur de la MLB. Sans grande surprise, Spencer Torkelson a été sélectionné par les Tigers avec le premier choix de la séance. Ce qui a étonné tout le monde, c’est que l’autre joueur qui avait été évoqué comme potentiel premier choix a glissé jusqu’au cinquième rang. Son nom? Austin Martin. L’équipe qui l’a réclamé? Toronto.
Je n’ai pas l’habitude d’employer la première personne lorsque je rédige mes textes. J’ai plutôt pour coutume de respecter les normes journalistiques, de rapporter l’information en toute neutralité. Mais pour ce coup-ci, il faut que ça soit fait autrement.
L’ajout de Martin au sein de l’organisation des Blue Jays m’a fait réfléchir sur l’avenir des Jays, puis constater qu’il s’annonce excessivement rayonnant. La banque de jeunes joueurs prometteurs continue de grandir à Toronto et tout indique que dans trois ou quatre ans, les Jays donneront du fil à retordre à leurs opposants.
Et ça a tout pour me plaire.
Voir que la seule équipe canadienne possède des atouts pour fleurir en une équipe qui attire le succès, ça me plaît. Voir que la seule équipe de mon pays qui fait partie du baseball majeur est bien structurée et semble savoir où elle veut se rendre à moyen et à long terme, j’aime ça.
Quand je pense aux Blue Jays, je ne pense pas aux vétérans ou aux joueurs qui sont là pour remplir des trous le temps que les jeunes aient pris assez de maturité pour occuper un poste régulier dans les Majeures.
Je pense aux jeunes.
Je pense à Vladimir Guerrero Jr., natif de Montréal et cogneur de puissance.
Je pense à Bo Bichette, ce jeune arrêt-court qui a reçu une ovation à la plaque lors de son dernier passage au Stade olympique.
Je pense au deuxième but Cavan Biggio, fils du membre du Temple de la renommée Craig Biggio.
Je pense à Rowdy Tellez, ce frappeur en puissance à la carrure d’une armoire à glace.
Je pense à Lourdes Gurriel Jr., ce Cubain qui régit le champ gauche.
Je pense à Alek Manoah, choix de première ronde en 2019 et lanceur qui se démène comme un forcené pour progresser.
Et je pense à Austin Martin, que mon estimé collègue Charles-Alexis Brisebois qualifie si adéquatement de « vol en plein jour ».
Ajoutons au mélange le droitier Nate Pearson (8), l’arrêt-court Jordan Groshans (75) et l’autre droitier Simeon Woods Richardson (98), trois espoirs du top-100 selon le MLB Pipeline, et tous vos souhaits (ou presque) sont exaucés.
Si, tout comme moi, deux ou trois frissons vont ont parcouru l’échine dorsale à la lecture de ces noms et à l’anticipation du genre d’équipe qu’ils formeront dans quelques années, vous pouvez vous aussi dire que l’avenir des Blue Jays a tout pour vous exciter.
