Rarement a-t-on vu un joueur aussi dominant dans les mineures que Vladimir Guerrero Jr. Le jeune espoir des Jays, qui n’a plus besoin de présentation, est un membre de l’organisation depuis le 2 juillet 2015. À ce moment-là, l’espoir de premier plan avait choisi de signer son contrat avec la formation de la Ville-Reine.
Mais qu’est-ce qui a poussé Junior à s’engager avec la formation canadienne?
Si la plupart des athlètes de la MLB, lorsque joueurs autonomes, fuient le Canada comme la peste, ce n’est pas le cas de Vlad. Au contraire, celui qui est né à Montréal aimait l’idée de s’engager envers la seule formation du pays.
Sauf qu’il y a plus que ça. Un espoir de cette envergure, courtisé de toutes parts, a certainement basé sa décision sur d’autres facteurs, non?
Beaucoup de ressources
Ce qu’il faut savoir, c’est que les Jays ont tout donné pour mettre sous contrat le jeune homme. L’organisation lui a offert tout l’argent possible, ils ont même échangé deux espoirs afin d’obtenir plus d’argent pour les agents libres internationaux et ils ont fait de multiples séjours en République dominicaine afin de le rencontrer. L’organisation a aussi mis à profit Edwin Encarnacion, qui a contacté des amis de son pays natal pour trouver les meilleurs terrains de baseball existants afin de donner au Junior toutes les ressources nécessaires pour faire un showcase. C’est aussi Encarnacion qui a confirmé à Anthopoulos qu’il ne voyait pas comment les Jays pouvaient se tromper en le signant.
Mais surtout, ils l’ont rencontré à maintes reprises et l’ont mis en confiance.
Effectivement, le gratin de l’équipe de l’époque s’est déplacé à maintes reprises afin de rencontrer le jeune homme. Le président Paul Beeston, le DG Alex Anthopoulos ainsi que le directeur du recrutement Ismael Cruz n’hésitaient pas à se déplacer afin de rencontrer le jeune homme, qui était dans la mire de Cruz depuis l’âge de 14 ans, chez lui.
Tous des gars qui ne sont plus en poste…
Le jeune homme, qui était à l’époque qu’un simple adolescent de 16 ans, n’était pas forcément réceptif à la base. Jeune comme il était, il ne se voyait pas tout à fait appartenir à une équipe des Majeures et, lorsque les têtes dirigeantes des Jays sont arrivées pour le voir, Vladimir Guerrero Jr. passait beaucoup de temps sur son cellulaire. En voiture, il laissait son père jaser et il était dans sa bulle.
Je me demandais ce qu’il regardait tant que ça! – Anthopoulos
La réponse? Les présences au bâton de son père…
Une connexion toute canadienne avec Anthopoulos
Tous étaient bien conscients du potentiel du jeune homme et personne ne voulait l’échapper… et c’est principalement en rencontrant sa famille que le déclic s’est produit. Le jeune s’est ouvert de plus en plus et il est devenu lui-même avec les hommes des Jays ; un gars qui, à l’inverse de son père, dit ce qu’il pense.
La mère, le père (Vlad Sr) ainsi que l’oncle de Guerrero Jr. ont tous connecté avec les membres de l’état-major des Jays, cette formation qui, je vous le rappelle, avait offert un contrat au père de Junior en 2012.
La mère de l’actuel espoir des Jays, de par ses années passées à Montréal, parle français. C’est en parlant avec le Montréalais Anthopoulos que la conversation a pris une tournure différente : la langue de Molière – et la confiance – s’est installée. Dans le coeur de la mère, les Jays étaient devenus l’option de choix.
Quelques semaines plus tard, dès la deuxième journée d’admissibilité, Vladimir Guerrero Jr. s’est engagé envers les Jays de Toronto.
Combien de fois le fait qu’un DG d’une équipe canadienne soit en mesure de parler en français a positivement influencé un jeune à signer à Toronto? D’après moi, peu de fois si ce n’est pas qu’une seule fois…
Même si les trois hommes responsables de sa signature n’occupent plus les mêmes fonctions, ils suivent tous le développement de leur plus belle prise en carrière… Je suis persuadé, même s’ils travaillent pour d’autres organisations, qu’ils souhaitent énormément de succès à Vladimir Guerrero Jr. dans la Ville-Reine.
S’il devient un talent générationnel… quelle signature cela aura été! – Beeston
Source : Toronto Sun
