Le début de campagne 2019 de la MLB nous offre son lot de surprises. Nous n’avons pas besoin d’aller chercher bien loin pour nous rendre compte que les champions 2018 se retrouvent dans de vilains draps à l’heure actuelle. Dans les bas-fonds du classement avec sept victoires et treize défaites, les yeux sont collés sur cette équipe du Massachusetts.
Chris Sale, par exemple, aimerait sans doute recommencer sa saison. Avec sa moyenne de points mérités à 8,50 en 18 manches et ses quatre défaites, disons qu’il ne nous a pas habitués à cela. De l’autre côté de la médaille, les Rays de Tampa Bay nous proposent une rotation pratiquement impeccable, ce qui leur permet de réchauffer la première place de l’Est dans l’Américaine. Pensons également à la rotation des Cubs avec une MPM de 1,60 en 7 matchs. Qui l’eût cru?
La beauté du baseball réside exactement là-dedans : la surprise. Bien malin celui qui peut prévoir tout ce qui va se passer dans une saison ou même une partie. Une balle peut changer l’allure d’un match : un lancer deviné par le frappeur, un impressionnant double jeu, une erreur en défensive ou une longue balle bien sentie. Quoi de mieux qu’un beau duel entre un frappeur et un lanceur? Juste d’y penser, ça me donne des frissons! Au baseball comme dans bien des sports, l’émotivité grimpe à son comble.
Autre chose inspirante de ce sport : les premières fois. Nous avons assisté cette semaine au premier ballon en carrière de Joey Votto dans la zone du premier but. Nous l’avons fêté avec du fromage et du champagne. Hier, les Majeures nous ont offert une autre première fois. Eh oui! L’homme à la chevelure de feu, Josh Hader, menait le duel 0-2 contre Enrique Hernández. Que s’est-il passé? Eh bien, une balle a tout changé. Le lanceur des Brewers de Milwaukee n’avait jamais accordé de coup de circuit lorsqu’il menait les débats de cette façon. Jamais! C’est maintenant chose du passé puisque notre ami Hernández avec sa moyenne au bâton de .292 a envoyé la balle de l’autre côté de la clôture. N’est-ce pas formidable? Comme dirait ma mère : « rien n’est éternel, même pas un 0-2 de Hader ».
Malgré tout, l’Américain de 25 ans se débrouille plutôt bien sur le monticule. En trois ans avec la formation du Wisconsin, il a cumulé une moyenne de points mérités de 2,38 en 140 manches pour accorder seulement 15 circuits. Rappelons au passage que l’an dernier, il a été invité au Match des étoiles et a remporté le prestigieux prix du releveur de l’année dans la Nationale. Le 30 mars 2019, il lançait une manche parfaite contre les Cardinals de St-Louis. Ce faisant, il a fort à parier que l’homme qui a déjà tenu des propos déplacés sur Twitter se remettra de son premier circuit accordé à 0-2.
