La MLB et la violence conjugale : Osuna et les autres

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Maxime Lauzier

Publié le 20 juin 2018 à 10h30

En août 2015, les Ligues majeures de baseball ont déposé une politique contre la violence conjugale, les agressions sexuelles et la violence envers les enfants. C’est tolérance zéro pour ceux qui enfreignent cette politique. Il faut dire que la MLB a appris des erreurs des autres ligues. Les nombreux scandales dans la NFL ont obligé le baseball à être proactif au sujet de la violence. D’autant que le baseball se vend comme un sport familial. Il vaut mieux garder une bonne image et surtout, prendre ses responsabilités.

Depuis l’arrivée de cette politique, neuf joueurs (en excluant Osuna) ont été sous enquête par la ligue à la suite d’accusations de violence.

Photo : Toronto Sun

Le cas Osuna

Lundi avait lieu la première audience de Roberto Osuna, à la suite d’une accusation de violence justement. Depuis le 8 mai dernier, le «closer» des Jays est en «congé administratif» imposé par le baseball. Selon l’avocat d’Osuna, une vidéo pourrait disculper son client. On doit toutefois attendre le prochain retour en cours du lanceur le 9 juillet prochain pour en savoir plus. Il s’agit d’un dossier très chaud et complexe qu’il faudra continuer à suivre.

Chapman, Reyes et les autres cas 

Photo : Sporting News

Le premier cas depuis l’adoption de la politique du baseball est celui d’Aroldis Chapman en 2016. Même si aucune accusation n’a été retenue, la ligue a imposé 30 matchs de suspension au lanceur. Les Dodgers ont même fait annuler un échange qui aurait amené Chapman à L.A. lorsqu’ils ont été mis au fait des accusations.

Parlant des Dodgers, le deuxième cas de 2016 est celui impliquant un des leurs : Yasiel Puig. Puig n’a pas été suspendu puisque l’enquête n’a pas réussi à prouver les accusations. Par contre, la ligue a été plus sévère avec l’ancien Blue Jays José Reyes, alors avec les Rockies. Il a été suspendu 52 matchs, et ce, même si la plainte à la police a été annulée.

Toujours en 2016, deux autres joueurs ont répondu à des accusations de violence : Héctor Olivera avec les Braves (82 matchs de suspension) et Jeurys Familia avec les Mets (15 matchs).

Un seul cas en 2017 : celui de Derek Norris (F.A.), qui a été suspendu pour le reste de la saison 2017.

En 2018, outre Osuna, notons les cas du lanceur des Red Sox Steven Wright (15 matchs) et de José Torres des Padres (100 matchs). Miguel Sanó, lui aussi accusé en 2018, n’a reçu aucune suspension de la ligue puisque l’enquête a été abandonnée faute de preuve.

Photo : Getty

La politique sur la violence de la MLB 

Comme on a pu le voir avec les cas précédents, le nombre de matchs de suspension est assez variable. Ils dépendent bien sûr de la gravité des accusations. La ligue n’hésite pas non plus à suspendre des joueurs même si au final les services de police ne retiennent aucune accusation. En plus de matchs de suspensions, la MLB impose au joueur de se soumettre à plusieurs conditions comme des tests psychologiques ou des sessions de thérapie de couple.

Osuna dans tout ça ? 

On devra attendre l’issue de l’enquête, mais s’il s’avère que si les accusations sont vraiment fondées, les équipes des Majeures n’aiment pas garder des joueurs qui leur donne mauvaise presse. Dans le cas de Reyes, Olivera et Norris, les équipes les ont laissé tomber. Est-ce que les Jays voudront garder leur closer ou l’échanger ? C’est à suivre.

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