La fois où les Cubs ont failli déménager de Chicago

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Maxime Lauzier

Publié le 21 décembre 2018 à 4h30

Ceci n’est pas une légende. Il s’agit d’un fait véridique. Les Cubs de Chicago ont failli déménager du Wrigley Field pas plus tard qu’en 2013 à cause d’une chicane politique (et d’argent).

Vous imaginez les Cubs hors du Wrigley Field? Pas moi. Mais ça aurait bien pu être le cas.

Une question de politique

En 2013, le «destin» des Cubs était grandement lié à la politique. C’est peut-être même encore le cas. Du moins, on ne parle plus de déménagement. Dans des échanges de courriels sur lesquelles le site Splinter News est «tombé», l’on voit une grande conversation entre les membres du clan concernant le futur des Cubs.

Todd Ricketts a soulevé ceci : « je crois qu’il faut considérer déménager ou reconnaître que nous ne sommes peut-être pas ceux qui devraient être les propriétaires des Cubs. »

Ricketts
Photo: AP

Pourquoi cette folle idée? Tout simplement parce que la famille Ricketts, l’une des plus riches et influente de l’Amérique du Nord considérait l’option de déménager la franchise dans un secteur où le maire Rahm Emanuel ne dénigrerait pas tout le travail acharné et le capital que les milliardaires peuvent verser sur le terrain en guise de faveur (à la ville).

En gros, les Ricketts désiraient plus de reconnaissance envers tous les efforts (et les dollars) mis pour les Cubs. De l’argent implanté vu par ceux-ci comme étant une faveur faite à la ville. Ce n’est pas assez clair? Les Ricketts croient que les sous utilisés de leur fortune pour les Cubs étaient une faveur pour la ville de Chicago. À cette fin, ils auraient aimé obtenir une aide financière des contribuables pour améliorer le Wrigley Field et ne pas y investir tout leur argent.

Photo : Sun-Times photo Robert A. Davis

À l’époque, les Ricketts se retrouvaient devant un stade mythique qui avait un grand besoin d’amour. Ils ont tenté à plusieurs reprises d’obtenir de l’argent des contribuables ou encore des subventions afin de financer le développement du Wrigley Field et de ses environs. Dans un de leurs plans se retrouvait une demande pour 200 millions $ de fonds publics afin de développer le triangle d’immeubles situés près du Wrigley, ainsi que l’utilisation de taxes de divertissement. En plus, ils ont aussi tenté d’obtenir une subvention fédérale importante pour financer les travaux de rénovation de terrain.

Plus de financement public il y a, moins de billets sortent de leurs poches.

Une guerre à finir

Cette guerre a débuté en 2012 entre la famille Ricketts et le maire Rham Emanuel et en 2013 l’idée de déménager les Cubs est venue effleurer les discussions internes des Ricketts.

Je ne mettrai pas mon argent dans leur champ pour qu’ils puissent prendre leur argent et investir sur le terrain et obtenir une plus grande valeur économique. – Rham Emanuel

Traduction libre : Je ne mettrai pas l’argent de la ville dans leur projet à leur place et qu’ils en retirent tous les bénéfices.

Ricketts
Photo Windy City Times

À un certain moment, les Ricketts ont offert de mettre 300 millions $ de leur poche sur le terrain et un 200 millions $ complémentaire pour le secteur autour du Wrigley afin d’obtenir un peu de financement public. Une demande qui est restée veine.

Ils demandaient 200 millions $, après 150 millions $, puis 100 millions $ et 55 millions $. Après 15 mois, ils ont compris le mot non. – Rham Emanuel

Finalement, il n’y a pas un sous des contribuables qui été investi dans les rénovations du Wrigley qui ont coûté 575 millions $. Celles-ci se termineront cet hiver après 5 ans. En 2018, les Ricketts sont toujours propriétaires de l’équipe. Toujours aussi riches. La relation entre eux et le maire s’est légèrement améliorée depuis la Série mondiale de 2016, mais il faut éviter le plus possible d’inviter les deux partis au même party.

Source : Deadspin

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