Visiblement, Kevin Gausman est un athlète de tous les talents! Comme nous le savons déjà depuis environ une semaine, l’artilleur des Blue Jays de Toronto effectuera le premier lancer de la saison de sa formation. C’est amplement mérité.
Ceci dit, lors d’un entretien au camp d’entraînement avec la journaliste Lindsay Dunn, il a révélé que le public a bien failli le voir au bâton pendant un match la saison dernière. Vous avez bien lu, au bâton! Qui plus est, ledit match en question se déroulait nulle part ailleurs que sur la plus grosse scène au monde, soit pendant la Série mondiale!
Le fameux match de 18 manches
On s’en souvient tous, le lundi 27 octobre dernier, lors de la rencontre numéro 3 de la Série mondiale, les Blue Jays de Toronto et les Dodgers de Los Angeles se sont livrés une bataille anthologique qui s’est conclue en 18 manches de travail en faveur des locaux, soit les Dodgers, sur une longue balle de Freddie Freeman.
Le fait de jouer deux matchs en un sollicite beaucoup la profondeur d’un collectif. Les lanceurs vont sur la butte à tour de rôle et les frappeurs suppléants sont désignés à la plaque pour un coup sûr opportun. Si bien, qu’à un certain point, il n’y avait plus de joueurs de banc disponibles pour les Jays.
C’est justement à ce moment que Kevin Gausman s’est retiré du reste de ses coéquipiers pour aller frapper des balles dans l’enclos des frappeurs, car il était le prochain appelé en cas d’urgence. Il ne pouvait pas vraiment lancer, car c’était lui qui était d’office pour la partie numéro 2 et il avait quand même complété 6.2 manches.
Révolu est l’époque de Old Huss Radbourn qui avait effectué en une saison, tenez-vous bien, 678.2 manches de travail en 75 départs, pour mener son club, les Grays de Providence, au titre de la Série mondiale de 1884. L’histoire de Old Huss Radbourn est fascinante, vous pouvez cliquer sur ce lien pour la découvrir, d’ailleurs!
Aider l’équipe
Donc oui, pour revenir à Gausman, son moyen d’aider l’équipe était de potentiellement aller à la plaque et il s’est préparé en conséquence. Il ne s’est pas posé de question, du genre, si je reçois un tir sur un doigt et que je tombe sur la liste des blessés. Il l’a fait. En vain, mais il était prêt.
En tant que coéquipier, il y a toujours une façon de se rendre utile et de contribuer comme le numéro 34 de Toronto nous l’a démontré. Avoir une attitude positive, encourager ses coéquipiers, aller chercher de l’équipement pour un collègue, jouer à une position inusitée et moultes autres possibilités il y a d’être un bon coéquipier. Même être porteur d’eau s’il le faut. Si un joueur des Ligues majeures est capable de le faire, tout le monde en est capable!

- Il va dynamiser l’attaque des Cards.
- Andrew McCutchen a fait sa place dans les Majeures.
- Il mérite sa place.



