La saison dernière, Jorge Polanco a vu sa saison être écourtée de 80 matchs en raison d’une suspension pour dopage. L’arrêt-court des Twins, qui est dans le système ferme de l’équipe depuis 2010, est pourtant dans les bonnes grâces de l’équipe puisque les Twins lui ont offert un contrat de sept saisons.
Je tiens à spécifier que nous n’avions pas vu de contrat de sept saisons être accordé depuis le début de l’hiver.
Ce contrat, qui est évalué à plus de 25 millions de dollars, fera de lui un joueur mieux payé que Jose Ramirez et que Kolten Wong.
Cette entente est très précoce puisque Polanco n’est même pas encore éligible à l’arbitrage. Il n’aura donc plus à se soucier de sa dernière année pré-arbitrage, de ses trois années d’arbitrage ET de ses trois premières années d’autonomie. Puisque cinq années sont garanties, on suppose que des options sont prévues pour les années six et sept de l’entente.
Ce n’est définitivement pas le genre de contrat auquel on est habitué dans le baseball d’aujourd’hui… surtout pour un gars qui sort d’une suspension de dopage. Il a cependant bien fait à son retour au jeu après sa suspension, ce qui a sans doute convaincu ses patrons de lui faire confiance.
Les Twins n’ont pas perdu de temps pour faire signer le même genre d’entente au voltigeur Max Kepler. Celui qui a trois ans d’expérience n’aura plus à se soucier de l’arbitrage… ni de ses premières années d’autonomie.
Il gagnera 35 millions de dollars au cours des prochaines cinq années.
Deux nouvelles tendances?
Ce contrat démontre donc deux tendances énoncées plus haut dans le texte.
- Les équipes n’ont pas peur de faire confiance à des joueurs dopés. Le meilleur exemple est sans aucun doute Henrry Mejia, qui a signé un contrat avec les Sox avant d’autres gros noms. Il avait été banni de la MLB pour dopage avant de demander pardon au commissaire.
- Les équipes – et les joueurs – n’ont plus forcément peur de donner des longs contrats à de jeunes joueurs. Nous l’avons vu avec la signature de Whit Merrifield et, plus récemment, celle d’Aaron Nola.
En verra-t-on plus? Pas impossible (même si on sait que Scott Boras ne fonctionne pas de cette manière) puisque les joueurs détestent l’arbitrage.
Parlez-en à Trevor Bauer…
Est-ce une avenue qui sera de plus en plus utilisée pour éviter l’arbitrage, ce procédé du 20e siècle? J’espère.
Source : The Score
