John Schneider a encore mal

Actualités, Blue Jays

Pascal Harvey

Publié le 23 novembre 2025 à 8h30

Crédit : MLB.com

John Schneider l’avoue : il souffre encore de la défaite de son équipe, en Série mondiale, face aux Dodgers de Los Angeles.

Le gérant des Blue Jays de Toronto n’a pas encore digéré cette fin de parcours, alors que son équipe a vu les doubles champions en titre revenir de l’arrière et remporter les deux derniers matchs de cette série, à Toronto par surcroît.

Bien peu de gens auraient pu prévoir que les Jays remporteraient le titre dans l’Est de la Ligue américaine et se faufileraient en série finale afin d’y affronter les champions de l’édition 2024 et Schneider lui-même n’aurait pu imaginer pareil scénario alors que son équipe se préparait pour la saison 2025 sous le chaud soleil de la Floride.

Pourtant, les Blue Jays ont connu une excellente saison et sont entrés en séries le torse bombé et débordants d’énergie. La formation torontoise avait des choses à se faire pardonner, car ses dernières participations aux éliminatoires n’ont pas du tout répondu aux attentes.

C’est donc avec une certaine pression que l’équipe a débuté son parcours du combattant face à des rivaux qui ont eu très peu de succès contre Toronto en saison régulière. La domination des Jays sur les Yankees s’est donc poursuivie en séries et la troupe de John Schneider pouvait cocher une première case et passer à la ronde suivante afin d’y affronter les surprenants Mariners de Seattle.

Il aura fallu sept parties afin de départager les deux équipes et voir les Jays atteindre la Série mondiale pour une troisième fois depuis la naissance de la concession, en 1977.

Durant ce temps, le pilote de la formation devait composer avec des blessures à des joueurs clés tels Bo Bichette et George Springer tout en affrontant un club élite et bâti pour vivre des moments comme ceux-ci. Nous connaissons la suite et nous pouvons lever notre casquette aux efforts des Jays, qui ont bataillé au coude à coude avec les Dodgers pour finalement s’incliner en sept parties.

Schneider préfère ne pas décortiquer la série dans les moindres détails, car de récents et mauvais souvenirs remontent à la surface. Il regrette surtout la façon dont s’est terminé le match numéro six, de même que tout ce qui s’est passé lors du fameux match qui a duré 18 manches, se terminant aux petites heures du matin à l’avantage des Dodgers.

Même si son équipe n’a pas à rougir de ses performances, John Schneider le prend personnel, mais il ne souhaite pas pour autant tomber dans l’autoflagellation et identifier chaque décision qu’il prendrait différemment aujourd’hui.

Dans le feu de l’action, un gérant doit se servir de son expérience tout en tenant compte de la situation qui se présente à lui, mais avouez que le temps de réflexion est court et en Série mondiale, alors que seulement deux clubs ont survécu, tous les yeux des amateurs de baseball sont rivés sur vous. John Schneider n’a rien à se reprocher. Critiqué à maintes reprises en saison régulière, le gérant des Jays a quand même bien paru lors des séries d’après-saison.

Même si Schneider souffre, il doit se concentrer sur les bons moments mettant en vedette la jeune sensation Trey Yesavage ou encore sur la constance de son attaque qui a su répondre présent la plupart du temps grâce aux prouesses de Vladimir Guerrero Jr., Addison Barger et Ernie Clement.

Oui, les Blue Jays ont perdu en Série mondiale et les gens se rappellent rarement de ceux qui terminent deuxième, mais l’avenir est intéressant à Toronto et John Schneider a rebâti sa confiance en menant les siens à quelques retraits du couronnement ultime. Il doit garder la tête haute.

Tags:

Blue Jays de Toronto, Dodgers de Los Angeles, John Schneider

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