Max Scherzer demeure un athlète unique. Un compétiteur de haut niveau. Un vrai. Le meilleur artilleur des Ligues majeures. Bref, tout le monde connaît le roi de la butte arborant le numéro 31, qui se démarque également avec ses yeux de différentes couleurs. Lorsqu’il se retrouve sur le mont et qu’on le retire en 7e ou 8e manche, on voit son non verbal qui démontre clairement que ce retrait est loin de faire son bonheur. MadMax lancerait tous les jours, tous les manches et toutes les 162 joutes de ce long marathon s’il le pouvait. Bref…
Hier, il n’était pas d’office, mais c’est grâce à lui si les Nats sont parvenus à rafler un premier gain, de cette série de quatre, contre les Braves d’Atlanta. Hormis ses statistiques monstrueuses sur le monticule cette année, le 31 peut également s’imposer avec un bâton entre les doigts. Au début de la 14e manche, Dave Martinez n’avait plus d’options sur le banc, donc il a opté pour son « as » lanceur comme pinch-hitter. Un choix judicieux puisque Scherzer s’est installé au premier coussin à la suite d’un simple.
Ce coup opportun lui a d’ailleurs permis de rentrer à la maison, sur un triple de Wilmer Difo.
Max Scherzer, il n’a qu’une seule vitesse lorsqu’il piétine un terrain et une fois de plus sa réaction émotive et sa course du premier au marbre démontrent parfaitement la nature du bonhomme. Difo est également venu toucher le marbre, pour le point d’assurance, sur un simple de Spencer Kieboom.
En 29 apparitions au bâton, Scherzer frappe pour .310, donc il se retrouve en tête parmi les lanceurs qui ont plus de 20 apparitions dans le rectangle des frappeurs. Il n’est peut-être pas Shohei Ohtani, mais il est très clutch et efficace lorsqu’il est placé au sein de l’alignement offensif.
Je ne vais pas frapper la balle hors du stade. Je le sais. J’ai un swing d’école secondaire. Je le sais. Mais tu sais quoi? C’est assez bon pour avoir une balle en jeu. – Scherzer
Sa détermination démontre à quel point ce joueur est indispensable à son équipe, que ce soit sur la butte, dans l’abri, dans le vestiaire ou même comme PH. Son désir de vaincre est à un niveau où peu de joueurs s’y retrouvent.
Merci aussi à Sean Doolittle, qui est venu fermer ce match électrisant. La rencontre s’est conclue 5-3 en faveur des Rouges. Ce fut donc une autre soirée parfaite pour un fanatique des Nationals de Washington tel que moi.
