George Springer : Meilleur quand il se fait retirer sur des prises?

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Maxime Lauzier

Publié le 10 janvier 2018 à 4h59

Tout mon texte se base sur un tweet de Mike Petriello du MLB.com – gazouillis qui date de samedi dernier, mais qui était resté gravé dans ma tête. Mike Petriello s’intéresse particulièrement aux « stats sexy ».

Capture d’écran : Twitter@mike_petiello

Dans ce message concis, mais clair, Petriello affirme dans un premier temps que Springer a diminué son pourcentage de retraits sur des prises de 22% (première moitié saison 2017) à 11% (deuxième moitié saison 2017). Par contre, son *wRC+ de la deuxième moitié de saison (101) était beaucoup moins bon que celui de la première moitié (166).

*Le wRC+ est une statistique avancée qui tente de créditer un frappeur en lien avec le « poids » de chacune de ses frappes (simple, double, triple, circuit), en fonction de l’environnement et du stade où il se trouve. La moyenne de la ligue est située à 100, chaque point au-dessus ou en dessous est un pourcentage en fonction de la moyenne.

George Springer a donc été 66% meilleur que la moyenne de la ligue en première moitié, avec un taux de retraits sur des prises de 22%, mais seulement 1% meilleur lorsqu’il a réussi à réduire ce taux de moitié!

George Springer est-il meilleur lorsqu’il se fait retirer sur des prises?

Photo: Chris O’Meara/Associated Press

Il est en fait presque impossible de répondre catégoriquement à cette question, trop de facteurs entrent en compte. Par contre, je dirais que certains facteurs qui amènent aussi les retraits sur des prises peuvent également expliquer un meilleur succès.

Je m’explique. Prenons l’agressivité au bâton. Un frappeur dit agressif aura plus de retraits sur des prises, mais un frappeur moins agressif aura aussi moins de chance de faire contact avec la balle. C’est ce qui s’est produit dans le cas de Springer, alors que son taux d’élans sur les balles à l’intérieur de la zone des prises a également diminué en deuxième portion de saison (première moitié : 72.8% – deuxième moitié : 66.7%).

En voulant être plus discipliné, c’est plutôt son taux de contact sur les balles à l’extérieur de la zone des prises qui a augmenté (54.4% à 71.9%) – ce qui provoque de moins bons résultats.

Quoi qu’il en soit…

Photo : USA Today

Le voltigeur de 28 ans des Astros n’a quand même pas à rougir. Il revient d’une saison magnifique, où il a participé à son premier Match des étoiles, en plus de gagner un premier Bâton d’argent. Tout en établissement des sommets en carrière dans la plupart des catégories offensives.

Springer s’est établi dans l’élite de sa formation avec une ligne de frappe de .283/.367/.522, 34 circuits, 85 points produits, 112 points marqués… en plus d’avoir été nommé MVP de la dernière Série mondiale!

Keep on swinging George!

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