Quand on parle de la lutte au titre de MVP, on pense rapidement à la lutte qui a lieu dans la Nationale. Des gars comme Cody Bellinger, Christian Yelich et même Javier Baez attirent l’attention grâce à leurs performances extraordinaires.
Mais dans l’Américaine? La lutte semble plus réservée de ce côté-là du monde du baseball.
Il est évidemment tôt pour décerner ce genre de distinction, mais il n’en demeure pas moins que, dans l’ombre, George Springer connaît une saison extraordinaire. Le voltigeur des Astros, qui a mis la main sur le titre de MVP de la Série mondiale de 2017, a déjà 13 bombes à sa fiche (un sommet dans sa ligue), 33 points produits (au troisième rang de la Ligue américaine) et il frappe pour .301/.386/.623.
Son WAR de 2.1 le place d’ailleurs parmi l’élite de la ligue.
À titre de premier frappeur de son équipe, il est en mesure de soutirer sa part de circuits pour débuter un match – sa spécialité depuis le début de sa carrière, lui qui est rendu à 28. Même si les gros canons ne frappent pas devant lui dans l’alignement, il se rend sur les sentiers et s’assure, tel que mentionné plus haut, de produire sa part de points.
Son apport dans la fiche de 23-15 des Astros est flagrant… surtout si on y ajoute son excellence défensive dans le champ extérieur. Autant utilisé dans le centre que dans la droite, Springer est aussi versatile qu’utile.
Qui est contre lui?
Évidemment, des noms comme Mike Trout, Tim Anderson ou même Jorge Polanco (quelle saison il connaît-celui-là) peuvent aussi remonter à la surface lorsqu’il est question de parler du MVP de la Ligue américaine.
Cependant, pour moi, George Springer se donne une longueur d’avance en portant un club fort en leaders sur ses épaules. À lui de maintenir la cadence afin de mener les siens aux plus hauts sommets.
