Plus le temps passe et moins les chances de revoir Montréal faire un retour dans les Majeures sont réalistes.
La raison est très simple : selon Bob Nightengale, il en coûtera plus de 2 milliards de dollars US afin d’obtenir une concession en 2031, moment prévu de la prochaine expansion dans le baseball majeur. Cela équivaut, avec le taux de change, à presque 3 milliards de dollars canadiens. c’est complètement ahurissant.
Montréal ne dispose pas d’investisseurs capables de réunir une telle somme pour, au final, de faire revivre le baseball professionnel dans la Métropole. Désolé de péter votre balloune (et la mienne), mais il s’agit là d’une triste réalité à laquelle il faudra s’habituer. Les Blue Jays de Toronto demeureront donc notre seule bouée de sauvetage au nord de la frontière afin de jouir du baseball à proximité.
Ajouter à cela des salaires démesurés et vous avez une recette trop dispendieuse pour nos humbles moyens.
Dans sa livraison dominicale, Nightengale soulève que le coût d’obtention d’une nouvelle équipe sera évalué à 2,1 milliards de dollars US. Ce faramineux montant jure avec ce que les Diamondbacks et les Rays ont investi en 1998 pour voir le jour. À ce moment, il en a coûté 130 millions de dollars. De la petite monnaie en comparaison avec le prochain prix à payer.
Malgré le fait que Montréal est la ville la plus importante en Amérique du Nord à ne pas avoir d’équipe dans les Majeures en ce moment, la prochaine vague d’expansion aura lieu chez nos voisins du sud. Soyez-en dorénavant assurés!
The Athletic place six villes américaines dans la course à l’obtention d’une équipe et Nashville, de même que Salt Lake City maintiennent leur longueur d’avance sur les quatre autres destinations potentielles. Les autres villes seraient Portland, Raleigh (Caroline du Nord), Orlando et Austin, au Texas. Disons que les quatre dernières villes mentionnées devront redoubler d’ardeur afin de réunir les conditions gagnantes, les deux premières citées ont la cote et ils font partie des discussions depuis belle lurette. De plus, le Texas et la Floride ont déjà des équipes en place.
Même si toutes les villes énumérées sont moins importantes que Montréal en termes de population, les chances de voir le baseball majeur se tourner vers le Canada afin d’élargir ses cadres sont microscopiques. La valeur de notre dollar et notre difficulté à vendre des loges corporatives afin de s’assurer des revenus les soirs de semaine nuisent à nos efforts de rallumer la flamme et passer du rêve à la réalité. Oui, la base de partisans est suffisante, mais ce n’est pas le nombre de billets vendus à l’unité qui font vivre une équipe et qui aide à payer de gros (gigantesques) salaires à la Vladimir Guerrero Jr.
Au pays, seule la ville de Toronto et ses propriétaires actuels peuvent se le permettre.
Déjà, avant 2004, les Expos servaient de pépinière pour les autres équipes des Majeures, car l’équipe ne pouvait se payer les vedettes formées à grands coups d’efforts et de sacrifices. Imaginez en 2031?
Dans ces conditions, Montréal devra se résoudre à travailler sur un plan moins ambitieux et attirer une équipe de la Ligue frontière, comme l’ont fait Québec, Trois-Rivières et Ottawa avant elle. Ainsi, le baseball pourrait enfin revivre et de belles rivalités verraient le jour, au grand plaisir des amateurs de la ville et des environs.



