Le match de dimanche entre les Diamondbacks et les Reds s’est soldé par une victoire des visiteurs par la marque de 3 à 1. Un match sérieux des Reds dans lequel s’est une nouvelle fois fait remarquer le non moins remarquable Eugenio Suarez.
Suarez s’est offert ses 46e et 47e coups de circuit de la saison. Deux belles claques qui le placent en tête du classement des gros bras de la Ligue, à égalité avec Pete Alonso.
Suarez impressionne. Peut être pas tout le monde, mais moi je le suis.
Silence radio
Ce qui me gêne dans tout cela, c’est de voir le peu d’engouement ou de soutien médiatique dont bénéficie le joueur. Dans un monde où l’on veut voir les Bellinger, les Trout, les Yelich ou encore les Pete Alonso faire la une des feeds de nos réseaux sociaux grâce à leurs longues balles, Eugenio Suarez est perçu comme l’invité pas attendu qui vient briser la fiesta.
La plupart des gens connaissent son nom, mais pas son prénom.
Dans le fond, qu’est-ce qui gêne vraiment? Le fait qu’il joue pour les Reds? Les balles dopées qui faussent la donne? Pas sûr, on s’excite bien pour les bombes de Pete Alonso ou de Bellinger, voire celle de Vlad Jr. Mettez-lui un pyjama rayé du Bronx et Mr. Suarez aura surement sa face sur une pub géante en plein Times Square.
Mesdames et messieurs, il va falloir vous y faire. Suarez est bel et bien de la partie.
Le joueur des Reds est devenu le premier joueur vénézuélien à frapper 47 longues balles depuis Andres Galarraga, le Big Cat, bien connu des partisans des Expos. Suarez ne cache pas sa fierté et il a bien raison.
« Je n’ai pas de mots, c’est juste fantastique. C’est un grand honneur pour moi d’égaler le record d’un joueur comme Andres Galarraga. Je suis fier de moi-même. J’ai travaillé très fort pour en arriver là. » – Eugenio Suarez.
47 homeruns, 100 RBI et toujours aussi peu d’engouement médiatique. On vit vraiment dans un monde étrange. Le Tweet qui suit en dit long.
Deux chevaux en moins dans la course au titre
Ce silence médiatique n’a pas l’air de gêner le puissant frappeur des « Rouges ». Le joueur de troisième but est sur un rythme de folie avec 27 longues balles depuis la pause du Match des étoiles.
S’il continue à cette cadence, il devrait vite éclipser le record que se partagent dans la Nationale les joueurs de troisième but Mike Schmidt (1980) et Adrian Beltre (2004) avec 48 dingers dans une saison.
Suarez pourrait même terminer cette saison 2019 seul en tête du classement des circuits. Pete Alonso n’a surement pas dit son dernier mot, et les deux joueurs vont sans doute terminer au coude à coude puisque Cody Bellinger (44) et Jorge Soler (44) ont un train de retard.
Mike Trout (45) et Christian Yelich (44), tous deux à l’infirmerie, sont déjà hors course pour cette dernière ligne droite. La voie est donc libre pour Suarez et l’occasion est grande pour lui de faire des détracteurs déjà ô combien silencieux.
Personne n’aurait prédit de voir Suarez, Alonso et même Soler à ce niveau de puissance. Ce sont de belles histoires qui méritent qu’on les souligne.
Congrats, Geno, keep on bashing.
