Être père d'un joueur professionnel nommé Charles Leblanc

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Maxime Lauzier

Publié le 28 avril 2018 à 12h30

Après avoir passé deux magnifiques semaines en Floride en tant qu’entraîneur invité, c’est l’Arizona qui m’attendait. Au lieu de reprendre le bus vers Montréal avec les jeunes, j’ai pris un vol vers le désert de l’Arizona pour aller rejoindre le reste de la famille arrivée un peu plus tôt en soirée. Le baseball continuait, mais maintenant sous une tout autre facette, celle de père de joueur.

L’Arizona est un endroit vraiment magnifique et surtout plein de soleil. Dès le lendemain, nous nous sommes dirigés aux terrains d’entraînement pour aller voir évoluer notre joueur préféré, soit Charles Leblanc.

Le complexe des Rangers

Quand tu entres dans le complexe, c’est vraiment hallucinant. C’est vraiment un autre monde. Lorsque l’équipe des Majeures joue à la maison, les joueurs sont sur le site plus longtemps ce qui nous permet de les voir de très près. J’étais tout près de plusieurs joueurs durant mon séjour, soit Doug Fister, Cole Hamels, Rougned Odor, Drew Robinson, Adrian Beltre et plusieurs autres. C’est impressionnant de réaliser qu’ils sont si près de toi.

Ce n’est pas pour rien qu’il y avait beaucoup de partisans qui couraient partout voulant faire signer n’importe quoi par leurs joueurs favoris. On se sentait pas mal seul, car les gens venaient bien entendu du Texas. Pour nous, ce n’est qu’une infime partie du camp printanier. Pour moi, en tant que père, mon focus est de voir évoluer mon fils et de le voir progresser dans son travail et je n’ai pas été déçu.

Un bourreau de travail

Charles est un bourreau de travail et il fait, et fera, tout ce qui est possible pour réaliser son rêve : d’atteindre un jour la MLB. Chaque jour en Arizona, je le voyais évoluer et je me sentais le papa le plus privilégié du monde.

Lorsqu’il m’a annoncé qu’il allait jouer dans la ligue des Cactus, j’étais en Floride avec les programmes de Sports-études. Durant ce match contre les Padres, il est entré en 6e manche en remplaçant nul autre que Rougned Odor au 2e but. À sa première présence au bâton, il a frappé un solide coup sûr dans la gauche, sur le 2e tir de l’artilleur, produisant un point. Il est revenu au bâton en fin de 8e avec 2 coureurs en position de marquer. J’étais avec plusieurs autres entraineurs quand nous l’avons entendu à la radio frapper son 2e coup sûr du match, pour ainsi produire 2 autres points.

La fierté du paternel a pris le dessus et les larmes ont coulé sous les cris de mes amis entraîneurs qui se donnaient des  »high five ». C’était magique!

Photo : Evelyne Boudreau

Quand il a suivi les Rangers durant le camp printanier, on le suivait partout, car on souhaite le voir entrer dans un match avec l’uniforme des Rangers sur le dos.

Ce souhait, mon épouse et moi, nous l’avons eu lorsque Charles est entré dans le match face aux Brewers. Soit dit en passant, Charles a été repêché par ces mêmes Brewers en 2013, ce qui rendait cela très spécial pour nous.

Dès que nous l’avons aperçu sortir de l’abri des joueurs, j’ai eu une bouffée de chaleur et de fierté. Eh oui, j’ai encore versé quelques larmes de joie. C’est indescriptible comme émotion, celle de voir son fils dans la cour des grands. Charles a accompagné les Rangers neuf fois durant le camp printanier, prenant toutefois part à 5 rencontres. C’est beaucoup d’expérience qui entre pour lui et chaque jour, on retournait le voir à la pratique au bâton.

J’en apprends chaque fois que je suis près d’un terrain de baseball et cette fois n’a pas fait exception. D’ailleurs, j’ai aussi eu la chance de revoir Spike Owen qui était son entraîneur l’an dernier. Tout ça pour vous dire que j’ai vécu ce périple avec ma famille, car cette année, toute la tribu était enfin réunie en Arizona.

Nous, le baseball, on vit ça en famille!

Photo: Down East Wood Ducks

Nous avons appris en revenant à la maison que Charles allait continuer son apprentissage dans le A fort à Kinston, en Caroline du Nord, avec les Down East Wood Ducks de la ligue de la Caroline. La saison a débuté le 5 avril dernier sur la route contre les Hillcats de Lynchburg, club-école des Indians de Cleveland. Charles connait un excellent début de saison avec les Wood Ducks et si vous désirez suivre son aventure, les matchs sont radiodiffusés sur la page internet des Wood Ducks.

Pour ma part, je souhaite continuer ce périple l’an prochain en Arizona. Il faut bien en profiter!

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