Chris Paddack n’est peut-être pas le joueur le plus connu du monde, mais le kid de 23 ans m’a sacrément fait sourire en ce début de semaine.
Paddack a terminé le camp d’entrainement de la plus belle des manières : en empochant une place sur le roster des grands et ça, en l’apprenant d’une façon assez spéciale.
Lundi soir, le prometteur lanceur des Padres était sur la butte pour sa dernière sortie du camp d’entrainement. Après 2 manches et 2/3 d’excellent travail (un coup sûr, 4 K), le gérant des Padres Andy Green s’est dirigé vers le monticule pour faire débarquer son jeune artilleur.
« Vous faites quoi les gars dimanche? »
Une fois sur la butte, Green, entouré entre autres de Manny Machado, Eric Hosmer et Ian Kinsler, a félicité son lanceur pour son bon match et son excellent camp d’entrainement (cinq sorties, 15 manches et 1/3, 24 K).
La suite vaut de l’or. Au lieu d’annoncer directement la promotion de la recrue dans le grand show, Green a demandé à ses vétérans ce qu’ils avaient prévu de faire dimanche.
Dimanche, on sera sur le terrain à jouer, tous derrière ce gars, a déclaré Hosmer.
C’est à ce moment que Chris Paddack a compris le message, il sera bien le lanceur partant de l’équipe ce jour-là face aux Giants. Il est désormais un joueur des Ligues majeures.
L’émotion, la satisfaction, la fierté, le soulagement qu’a dû ressentir la jeune recrue ont été tels qu’il n’a pu se contenir et a esquissé un large sourire. D’habitude, les joueurs de la MLB font preuve de flegme et de transparence, mais là, on se met à sa place et avouez que ça fait chaud au cœur.
Toute la magie et la beauté du baseball se retrouvent dans cette brève vidéo. Pour arriver au sommet, il faut franchir de nombreuses étapes, et c’est sans doute dans la MLB que celles-ci sont les plus difficiles.
De l’infirmerie aux grandes ligues
Il faut dire, le joueur revient de loin. En 2016 et après seulement 43 manches, Chris Paddack subissait la célèbre, mais redoutée opération Tommy John. Absent des terrains en 2017, Paddack fut limité à 80 manches entre le niveau A et AA en 2018, le temps de renforcer son bras.
Imaginez alors le film qui lui est passé par la tête et le cœur au moment où il a compris qu’il allait jouer dans la cour des grands. De la douleur aux espoirs de carrière anéantis en passant par les heures de travail en salle de rééducation, il faut un sacré mental pour revenir au plus haut niveau et décrocher un siège en première classe.
On ne peut que le féliciter et lui souhaiter une excellente saison.
