Des matchs réguliers à Montréal? Oubliez ça!

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Maxime Lauzier

Publié le 7 mai 2018 à 11h24

Après cinq années de matchs préparatoires sur la pelouse du Big O, la masse d’amateurs désire passer à la vitesse supérieure. Celle qui mènerait la ville encore plus près de son rêve d’avoir de nouveau une équipe des Ligues majeures, c’est-à-dire obtenir deux matchs de saison régulière des Blue Jays. Malheureusement pour eux, la réalisation de ceci semble être peu probable, voire quasi nulle – si l’on se fie aux dernières informations qui circulent.

https://twitter.com/FredDaigle/status/993554884879405057

Toutefois, peu probable ne veut pas dire négatif. «Ben là», me direz-vous. En ajoutant au passage que Montréal mérite une telle opportunité, surtout si l’on veut un retour des Expos. Est-ce que Montréal le mérite? Absolument! Est-ce que le fait de ne pas en avoir met un bâton dans les roues quant aux futurs plans pour MLB? Non.

Et si vous parlez des matchs qui se jouent présentement au Mexique et ceux qui se joueront à Londres l’an prochain, c’est un peu comparer des pommes et des oranges. La MLB n’a pas besoin de tester Montréal. Elle sait ce que Montréal vaut et veut. Elle sait que la ville est prête à accueillir de nouveau une équipe des Majeures et qu’un groupe d’hommes d’affaires sérieux est présent.

Les rencontres régulières qui ont lieu à l’extérieur de l’Amérique du Nord cette année, ce n’est pas pour tester des marchés potentiels, mais pour en développer de nouveaux. Le Canada et les États-Unis sont des territoires acquis pour l’entreprise, qu’ils connaissent sur le bout des doigts, leur permettent d’engranger beaucoup de dollars grâce à ses diverses plateformes et ses équipes. Ce n’est toutefois pas le cas ailleurs.

Les matchs réguliers, dans la formule proposée, c’est un bonbon pour accrocher un nouveau public au sport. Rien de plus, rien de moins. Amenez des rencontres de ce genre à Montréal, n’augmentera pas l’amour des Québécois pour le baseball selon eux. Sauf que le faire à l’extérieur permet de faire découvrir la MLB à l’international. D’ailleurs, Frédéric Daigle l’illustre parfaitement dans son texte avec la citation suivante :

Par ailleurs, l’une des personnes consultées par La Presse canadienne a souligné que les villes de Tokyo, Londres, Monterrey, voire Sydney, en Australie, qui a accueilli deux matchs en 2014, n’auront «jamais d’équipe du Baseball majeur».

«Montréal, d’un autre côté…», a-t-elle laissé tomber, sans compléter sa phrase.

La MLB est une compagnie complexe, mais elle sait très bien où elle s’en va. Montréal est toujours dans les plans, rencontres régulières ou pas.

Source : La Presse

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