Avant même le camp d’entraînement, Brian Cashman et Aaron Boone ont indiqué qui serait leur voltigeur de gauche : Clint Frazier. Pour la première fois de sa carrière, Clint Frazier n’a pas eu à se battre pour avoir son poste. Il aurait peut-être dû.
À l’exception de quelques prouesses en défensive, son début de saison est atroce. Il frappe pour une maigre moyenne au bâton de .141 avec seulement trois circuits et six points produits. C’est très peu pour honorer le vote de confiance qu’il a reçu de ses patrons.
Complètement perdu
Sa dernière semaine est vraiment une indication qu’il a atteint le fond du baril. Mercredi dernier face aux Rays, il a été éjecté de la rencontre pour avoir critiqué l’officiel sur la zone des prises. C’est signe d’un frappeur qui se cherche.
Vendredi, il a eu une crampe au cerveau alors qu’il a oublié de courir sur un faible ballon de Brett Gardner qui est tombé en lieu sûr. Il a été facilement épinglé au deuxième but. Quand rien ne va plus.
C’est d’ailleurs grâce à Gardner, qui est à peine meilleur que lui, si Frazier joue encore tous les jours. La blessure d’Aaron Hicks aide aussi à sa cause. Son temps de jeu ne tient qu’à un fil.
La solution
C’est la première fois de sa carrière qu’il traverse une période aussi creuse. Depuis quelques jours, il a tenté de modifier quelque peu son élan afin de développer plus de puissance dans ses contacts.
À l’aube de la saison, il avait déclaré avoir pris en maturité. Il n’y va plus de ses déclarations colorées pour attirer l’attention. Il n’a plus son attitude de fendant. À trop vouloir changer, Clint Frazier s’est peut-être dénaturé. Une chose qui est certaine, sa confiance est affectée. Et la confiance, c’est la base de tous joueurs de baseball. Il doit la retrouver.
