Christian Yelich connaît, de nouveau, une semaine incroyable frappant notamment quatre circuits, dont trois dans le même match face aux Cards, (équipe qu’il semble adorer détruire). Il se retrouve donc maintenant avec neuf longues balles en 19 matchs, ce qui le met en place pour une campagne de plus de 60 circuits. Mais diantre, que s’est-il produit pour qu’un joueur qui n’avait jamais frappé plus de 21 circuits en cinq ans avant 2018 se mette à cogner à un rythme hallucinant?

La puissance y était
Christian « MVP » Yelich n’a jamais eu de problème à créer un bon contact avec la balle. Depuis la saison 2015, le frappeur gaucher se retrouve dans le top-10 de la ligue en termes de vélocité sur contact. D’autant plus, en début de campagne 2019, 56 % des balles mises en jeu par Yelich sont frappées durement (balle partant du bâton a plus de 95 MPH), ce qui le place parmi les meilleurs du circuit.
Le grand changement de son approche au marbre, depuis le Match des étoiles l’an dernier, est le nombre de balles qu’il frappe dans les airs. Son « Flyball Rate » est passé de 24% (10 % sous la moyenne) a un époustouflant 40%. Ces statistiques viennent donc mettre en évidence que la puissance n’a jamais été un enjeu, mais c’est plutôt son élan à la plaque qui faisait défaut. Ces changements lui ont permis de cogner des circuits à un rythme incroyable et devenir une étoile du baseball.

À quoi s’attendre?
La saison dernière, 103 des 441 balles mises en jeu par Yelich étaient des ballons, et 36 de celles-ci ont fini en longues balles, ce qui donne un taux de conversion d’environ 35 %, un total dans les plus hauts de l’histoire pour une saison complète. On peut cependant s’attendre à une régression de ce côté, puisque le rythme de la saison dernière n’est pas le même que celui de cette année. Même si le voltigeur des Brewers tombait vers les 20 à 25 % de circuit par ballon, avec le nombre augmenté de ballons qu’il frappe depuis le début de saison, on peut s’attendre à une campagne de 40 à 45 circuits. Ce qui surpasserait son total de l’an dernier.
Les statistiques recueillies lors de sa fin de saison endiablée de 2018 et son début de campagne 2019 incroyable pourraient très bien être une anomalie et Yelich «pourrait» retomber vers ses moyennes «normales» en carrière. Par contre, les tendances démontrent qu’il ne cesse de s’améliorer et pourrait peut-être même ne pas avoir fini de se développer, ce qui est assez effrayant pour les lanceurs du baseball majeur!
