Ce matin, c’est plus fort que moi, je me dois de jaser des performances colossales d’un Québécois de 22 ans évoluant au sein du double-A, Charles Leblanc ou Chuck Leblanque pour les anglophones. Souvent, on se ramène ici pour vanter les mérites de Cavan Biggio, Bo Bichette et Vladimir Guerrero Junior, mais il ne faut pas omettre pour autant que Leblanc est l’un des nôtres et qu’il trace son chemin vers les grands (lui aussi).
Les fils de mon camarade Ti-Paul produit à un rythme d’enfer. Tous les joutes ou presque, il parvient à sonner les cloches. Hier, encore une fois, il a remis une carte de trois coups sûrs en quatre apparitions dans la boîte des frappeurs. Sa ligne de frappe actuelle est très lourde : .374/.409/.449, bon pour 40 hits en 26 rencontres. Permettez-moi de le surnommer le monstre. Il est en train de se dessiner un rappel dans le triple-A, celui-là.
Mais savez-vous quoi? Charles venait de connaître une performance de trois coups sûrs au préalable pour répéter l’exploit le jour suivant. Permettez-moi d’en ajouter encore plus, Leblanc, qui enfile l’uniforme des Roughriders de Frisco a claqué 16 coups sûrs à ses dix derniers duels… et à chacun de ses dix matchs, il a moins placé la balle en lieu sûr à une reprise. Quelle séquence singulière.
Même s’il n’a toujours pas catapulté de balles en orbite, Leblanc se retrouve toujours sur les sentiers, donc en position de marquer. Ses six doubles et ses 16 points produits ne sont certes pas à négliger, même s’il n’a aucun circuit à sa fiche. Leblanc est un perfectionniste et sa fierté demeure de mettre la balle en jeu afin de se présenter sur les coussins pour marquer un point (il en a 22 cette année).

Bref, encore une fois, je le répète : Charles Leblanc jouera dans la MLB plus tôt que tard, surveillez-le.
