Les Rays de Tampa Bay ont gagné de la plus belle des façons dimanche face aux Twins du Minnesota, et ils le doivent en grande partie à Carlos Gomez qui, d’un coup de massue dans la neuvième manche, a renvoyé tout le monde à la maison.
Avec un score de 6 partout en neuvième, Gomez s’est présenté au bâton avec la ferme intention de mettre un terme aux débats. Avec un coureur sur les sentiers, Gomez a littéralement explosé la balle du releveur des Twins pour frapper là son premier « walk-off home run » en carrière.

Une célébration qui vaut de l’or
On connait toute l’énergie et la folie de Carlos Gomez. Le joueur des Rays est un sanguin et bien souvent, on lui a reproché d’avoir la mèche un peu trop courte. On l’aime ou on ne l’aime pas, Gomez vit sa passion sans retenue et sans états d’âme.
Habitué aux débuts de saisons plutôt lents, Gomez n’y échappe pas une nouvelle fois cette année. Le joueur traverse une mauvaise passe avec seulement 2 coups sûrs en 38 passages au bâton à l’entame du match d’hier. Cependant, au baseball, les choses peuvent vite changer.
Pourtant, les affaires étaient mal parties aussi ce dimanche avant que Carlos Gomez ne délivre les 12515 spectateurs du Tropicana Field d’un seul élan. Le fantasque joueur était rentré bredouille de ses 4 présences à la plaque, et l’une d’elles a visiblement été très difficile à digérer.
Aussi facile que Bo Jackson, vous ne trouvez pas?
Qu’importe. Ce qui est beau au baseball, c’est que le prochain passage au bâton peut toujours être le meilleur.
Quand les images valent plus cher que les mots, je vous laisse apprécier la frappe du sanguin Gomez et surtout la célébration qui s’en suit.
Carlos Gomez n’oubliera pas ce dimanche et au diable les retenues sur les coups victorieux, au diable les règles non écrites, au diable ce que penseront les autres de votre excès de joie ou de votre célébration … laissez-vous un peu aller, car aucun autre sport ne procure autant d’émotions soudaines que le baseball. Le baseball est un jeu, un jeu pour enfants pratiqué par des adultes.
Merci Carlos.
