C’est là que Roberto Osuna commence à manquer à un groupe légèrement affecté par la punition de leur releveur numéro un. No Panic ne peut pas bouger de 100 mètres, alors que ses coéquipiers sont incapables de regagner la fameuse barre psychologique du .500. Le No Panic n’est plus, donc la panique semble s’installer tranquillement au sein de cet alignement. Il y a des visages radieux, mais il y a également des faces allongées. C’est titillant. À première vue… c’est ça que je me disais!

Mais… je n’ai certes pas envie de sauter dans une marre de boue et hurler que tout est en train de s’effondrer parce que ce n’est pas le cas. Il faut garder une vision positive, même si je rageais hier soir lorsque monsieur Clippard est venu saboter l’excellent travail de ses pairs. C’est frustrant. Royalement. Par contre, étant qui je suis, un extraterrestre qui pense au baseball même pendant la visite de Morphée, j’ai pris un pas de recul afin de bien canaliser mes émotions.
Le résultat du pas de recul
Je me suis rappelé que j’avais prédit 87 gains aux Jays en 2018 puisqu’ils sont en train d’installer l’arrivée du diamant futur dont Bo Bichette et Vladimir Guerrero Junior s’occuperont de polir. 87 victoires, c’est à peine six joutes au-dessus du .500, donc l’équipe guidée par John Gibbons n’est pas à des années-lumière de ma prédiction. Parlant de Gibby, le bonhomme a géré de façon exemplaire les membres de sa relève avant que Clippard piétine la butte.
Bref…
L’absence des Tulo, Diaz, Grichuk, Pearce, Garcia, Stroman, qui remplissent l’infirmerie torontoise, et Osuna, qui attend son procès, n’aide en rien la cause d’une équipe rafraîchissante. Parce que oui, cette équipe a un petit quelque chose qu’elle n’avait pas en 2017. Solarte, le danseur… Granderson, le sourire… ce n’était pas dans l’abri l’an dernier ces choses positives là. N’oubliez pas qu’ils sont des joueurs de transition. Des joueurs qui cadrent dans la culture, même s’ils ne sont pas LE futur de cette franchise.
.@MikeTrout making runners think twice on the basepaths. 😂 pic.twitter.com/56pVENCgrC
— MLB (@MLB) 23 mai 2018
Ajoutons à cela le non verbal de Josh Donaldson, qui malgré une séquence pitoyable, s’amuse comme un enfant sur le terrain. Un sourire à Mike Trout et une tape au derrière à Albert Pujols sont deux signes qui démontrent que Donaldson est dans de bonnes dispositions. Russell Martin, qui n’a plus de bâton, est également dans une forme psychologique splendide. N’est-ce pas des facettes positives dans une saison de transition? Les jeunes poussent en dessous, ça s’en vient et pas mal plus vite qu’on peut le croire.
Le Junior, Bo Bichette, Lourdes Gurriel (qu’on a pu voir) et Cavan Biggio frappent à la porte des Majeures. Teoscar Hernandez démontre qu’il deviendra un pion très important sur l’échiquier une fois que cette jeunesse débarquera dans la Ville-Reine pour y rester. Une fois cette mission accomplie, vous verrez que cette période de transition était nécessaire et que tout compte fait, elle n’aura pas été aussi profonde que le tournant de certaines autres organisations.
Gardons le focus puisque Ross Atkins a joué ses cartes de façon intelligente, en conservant tous ses « as »!
