Le releveur gaucher des Reds de Cincinnati, Amir Garrett, possède le physique d’un joueur de football et l’attitude d’un lutteur œuvrant au sein de la WWE.
Hier, face aux Cubs de Chicago, Garrett a une fois de plus fait honneur à sa réputation en y allant d’une bien trop exubérante célébration après avoir retiré Anthony Rizzo sur des prises en huitième manche.
Il n’en fallait pas plus pour que Javier Baez, coéquipier de Rizzo chez les Cubs, réagisse de l’abri et que les deux équipes se retrouvent au centre du terrain, question de s’enguirlander à qui mieux mieux.
Aucun coup n’a été porté, mais disons que cet incident pourrait provoquer un effet domino dès aujourd’hui.
Garrett n’en est pas à son premier incident du genre car le 30 juillet 2019, il avait littéralement foncé vers le banc des Pirates de Pittsburgh afin de se s’en prendre au premier joueur sur son passage.
Son tempérament intempestif et son attitude d’affrontement font réagir Javier Baez et ce dernier se questionne sur le comportement et la motivation de Garrett en se demandant qu’est-ce qui ne fonctionne pas dans son cas. Baez va même jusqu’à affirmer que même les coéquipiers du grand gaucher ne sont pas de son côté.
Le gérant des Cubs, David Ross, a été plus nuancé que Baez.
Je pense que Garrett est un gars émotionnel, a affirmé Ross.
Il mentionne que le difficile début de saison de Garrett pourrait expliquer bien des choses. Sa ronflante moyenne de points mérités de 11.25 et le fait qu’il a accordé quatre longues balles en huit manches lancées n’a pas pour effet de calmer le gaillard.
Il apparaît que le début de saison 2021 est fertile en émotions et en affrontements corsés.
L’événement impliquant Garrett et Baez s’ajoute à une prise de bec entre Nick Castellanos des Reds et Yadier Molina des Cardinals plus tôt cette saison, ainsi qu’à une querelle verbale entre Jose Alvarado des Phillies et Dominic Smith des Mets, il y a quelques jours.
J’oubliais, les Cubs ont remporté le duel face aux Reds au compte de 3-2.
