30/30 : L’équipe de Passion MLB vous présente une formation par jour afin que vous soyez fins prêts pour la saison. Les mouvements de l’entre-saison, les forces, les faiblesses et ce que l’on peut s’attendre de chacune d’entre elles.
L’année dernière, les Giants de San Francisco n’ont surpris personne avec leur fiche de 73-89, bonne pour le quatrième rang dans la division ouest de la Nationale. Il fallait s’y attendre puisque les embauches d’Evan Longoria et d’Andrew McCutchen, deux excellents joueurs en 2013, n’allaient certes pas être suffisantes pour permettre à une formation ayant remporté 64 victoires en 2017 d’accéder aux séries éliminatoires.
Départs et arrivées
Durant la saison morte, les Giants ont vu quelques-uns de leurs joueurs quitter sans toutefois perdre une pièce majeure de leur casse-tête. Le releveur Hunter Strickland, dorénavant un membre des Mariners, a rendu de fiers services aux Giants pendant cinq saisons, mais ce n’est pas ce genre de départ qui déstabilise une formation. Bon, j’avoue que l’absence d’Hunter Pence – il a signé un contrat des mineures avec les Rangers – vient me chercher un tantinet puisqu’il était un meneur incontesté dans l’abri qui encourageait sans cesse ses coéquipiers. Cela dit, Pence a beaucoup ralenti lors des deux dernières années et le déclin l’a frappé de plein fouet. Les autres joueurs à avoir quitté sont Nick Hundley, Gorkys Hernandez et Gregor Blanco.

Du côté des arrivées, c’est plutôt tranquille aussi. D’ailleurs, le plus gros contrat consenti à un joueur – outre Derek Holland qui a été rapatrié pour une somme de 13,5 millions de dollars sur deux saisons – est celui que Farhan Zaidi, nouveau président des opérations baseball, a conclu avec le joueur d’intérieur Yangervis Solarte pour la modique somme de 1,75 millions de dollars. Il a aussi mis la main sur Drew Pomeranz (un an/1,5 millions), un lanceur gaucher qui a perdu toute maîtrise de ses tirs en 2018 (5.4 BB/neuf manches) et sur Pat Venditte, un lanceur ambidextre. Sinon, Zaidi a accordé trois contrats des ligues mineures à René Rivera, Stephen Vogt et Gerardo Parra.
Forces et faiblesses
Bien qu’ils aient terminé avant-dernier de leur division, les hommes de Bruce Bochy comptent sur quelques points forts. D’abord, ils alignent sans contredit l’un des meilleurs receveurs des Majeures dans leurs rangs en la personne de Buster Posey. Ce dernier a connu une campagne plus difficile la saison dernière, mais il a dû composer avec des problèmes aux hanches avant d’abdiquer et de rejoindre le bistouri. L’équipe vêtue de noir et orange possède aussi un très bon joueur d’arrêt-court en Brandon Crawford, lui qui effectue un travail honnête à l’attaque et qui se signale en défensive. Mention honorable à l’enclos des releveurs qui a pu compter sur une excellente première campagne de Reyes Moronta dans les Majeures et sur un bon travail des artilleurs vétérans Tony Watson et Will Smith.

La rotation de partants n’est peut-être pas une faiblesse, mais à tout le moins, elle représente un beau gros point d’interrogation. Dereck Rodriguez, le fils d’Ivan, a excellé à sa saison recrue et l’autre Derek, Holland celui-là, s’est avéré être toute une surprise. Mais ces deux lanceurs sont loin d’être des valeurs sûres en 2019, sans oublier que MadBum montre des signes apparents d’une baisse de régime.
Cela dit, la véritable faiblesse de cette équipe, c’est la puissance. Aucun joueur des Giants n’a claqué plus que 16 circuits en 2018. Sinon, le champ extérieur me laisse un goût amer en bouche. Aux deux extrémités du gazon, on retrouve Chris Shaw et Austin Slater comme voltigeurs partants dans la gauche et la droite respectivement, deux joueurs ne comptant aucune saison complète dans le corps. Au centre, j’ai aimé ce que j’ai vu de Steven Duggar en 41 parties, mais il a terminé sa saison abruptement avec une blessure à l’épaule gauche
Pas assez forts pour lutter
Puisque j’ai l’impression que mes Giants, bien que je les adore, ont sous la main plus de défauts que de qualités, j’ai le pressentiment qu’ils se battront pour ne pas terminer dans la cave de leur division plutôt que de lutter pour un championnat. Après tout, les Rockies et les Dodgers seront à nouveau très forts puis ce n’est même pas exagéré de dire que pour l’instant, les Giants sont à des années lumières de ces deux clubs.
Si cela peut consoler les partisans de cette équipe, sachez mes chers, que peu importe ce qu’il adviendra en 2019, les Giants termineront au premier rang pour le plus grand nombre de Séries mondiales remportées lors de la dernière décennie.
