30/30 : A's d'Oakland

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Maxime Lauzier

Publié le 27 février 2019 à 4h30

30/30 : L’équipe de Passion MLB vous présente une formation par jour afin que vous soyez fins prêts pour la saison. Les mouvements de l’entre-saison, les forces, les faiblesses et ce que l’on peut s’attendre de chacune d’entre elles.


C’est simple, pas besoin d’expliquer l’amour que je porte envers cette équipe en long et en large, je les aime davantage grâce à Brad Pitt. Merci, Brad, tu as si bien personnifié Billy Beane, l’un des individus les plus influents du monde des statistiques séduisantes, dans le film Moneyball. D’ailleurs, cet homme qui pédalait sur un vélo stationnaire au lieu d’observer son équipe guide toujours cette organisation édifiée à Oakland. Il utilise toujours cette multitude de stats avancées afin de bâtir son groupe… et ça fonctionne. Du moins, l’an dernier, son club s’est taillé un poste pour le match suicide grâce à une fiche de 97 gains et 65 revers. Cela dit, pour 2019, le client doit s’attendre à quoi?

Départs et arrivées

Le départ le plus douloureux sera sans aucun doute le vétéran aux cache-oreilles, Jed Lowrie. À la suite de la meilleure campagne de sa carrière, où il a claqué 23 bombes et produit 99 points, Lowrie a opté pour les dollars alléchants des Mets de New York. À 35 ans, il ne pouvait pas tourner le dos à 20 millions (pour deux ans). Jonathan Lucroy est un autre gros pion, malgré une offensive merdique pendant son temps à Oakland qui ne fait pas partie de la mouture 2019. Jeurys Familia, lui, s’ennuyait de la Grosse Pomme, donc il est rentré au bercail, alors que Fernando Rodney a pris la décision de joueur ses 42 ans avec les gros éléphants verts. Ah pis, Edwin Jackson, lui, demeure toujours sans contrat.

Jurickson Profar
Offrira-t-il le même type de campagne qu’en 2018? – Photo : Jerome Miron-USA TODAY Sports

Les nouveaux venus ont débarqué pendant la saison forte afin de pallier à certains départs, comme Jed Lowrie, par exemple. Jurickson Profar plantera donc ses crampons sur le deuxième coussin, jadis propriété de Lowrie. Profar a explosé l’an dernier chez les Rangers du Texas, ce qui a motivé les A’s de le déposer sur leur échiquier. Pour prendre place derrière le marbre, Josh Phegley, le second receveur de l’équipe, pourrait voir plus d’action due au départ de Lucroy. La rotation pourrait compter sur l’ajout du vétéran Marco Estrada, un ancien des Jays, pendant l’absence indéterminée de l’as du groupe, Sean Manaea (blessure à l’épaule).

Forces et faiblesses

Amorçons cela avec les forces : Kris Davis, Matt Chapman et Matt Olson. Les deux Matt forment sans aucun doute l’un des meilleurs duos 1er-3e des Ligues majeures. Chapman demeure sous-estimé, et peu de spécialistes osent en parler, mais à mes yeux, il est le meilleur 3e but de la Ligue américaine. Hein? Ben, oui, je l’ai dit. N’oublions pas Stephen Piscotty, qui semble se sentir bien chez lui, devant les siens. De plus, il ne faut pas négliger le gérant qui pilote cette formation de façon magistrale, Bob Melvin. Pour conclure au sujet des poids lourds : Blake Treinen, qui fera encore sa loi sur le monticule.

Blake Treinen
Il est l’un des meilleurs closers de l’Américaine. – Photo : Stan Szeto-USA TODAY Sports

Les faiblesses… la rotation, évidemment, et l’enclos qui manque de garnitures. Sans omettre que l’exécutif devra trouver un receveur plus musclé afin de rafler le rôle de partant aux dépens de monsieur Phegley. Il y a encore des pièces de puzzles à coller, mais le portait est somme toute très séduisant.

Au final, je vois encore les A’s batailler pour une place parmi les équipes repêchées, où il devrait conclure la saison entre 90 et 95 gains.

À lire : Équipe précédente du 30/30 : les Mariners de Seattle

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