Mets : Billy Eppler a un an pour être adulé ou détesté à New York

Quand Billy Eppler a pris la job de DG des Mets de New York, il n’était pas le premier choix du club. Dans les faits, il était – selon mes calculs – l’option #17912. C’est approximatif.

D’abord, il y a eu l’idée d’engager un président des opérations baseball. David Stearns, Billy Beane et Theo Epstein étaient les trois seuls noms sur la liste, mais rien n’a fonctionné. Des dizaines de candidats pour le poste de DG ont par la suite été contactés et des réponses négatives se sont succédées.

Pour être fair, plusieurs fois, c’est l’employeur actuel qui a dit non aux Mets et l’employé n’a pas eu son mot à dire. Mais dans les faits, le poste n’était pas désiré et on le sait.

Les Mets ont fini par engager Billy Eppler pour remonter la franchise, ce qui se veut un travail de longue haleine. Mais dans les faits, pour plusieurs raisons, il n’a pas le temps. Pourquoi?

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  • Steve Cohen est prêt à ouvrir son portefeuille et il ne veut pas attendre.
  • Dans un an, David Stearns pourrait débarquer comme président des opérations baseball.

Si tel est le cas, c’est donc dire que pendant un an, Billy Eppler aura les mains sur le volant pour se prouver. Ceci dit, s’il ne fait pas bien, un président pourrait venir le « surveiller » dès 2023.

Donc parce qu’il veut être le boss de son département et parce que son patron (Steve Cohen) veut des résultats, Eppler n’aura pas le temps de prendre son temps. Il devra, dès maintenant, trouver une solution pour gagner.

Mais même s’il n’a pas eu peur de signer à New York, ça ne veut pas dire qu’il va facilement trouver des joueurs pour qui c’est le cas. C’était la crainte de Sandy Alderson, d’ailleurs.

On se souviendra que Noah Syndergaard, qui adorait New York, a notamment quitté les Mets en raison des scandales et de l’incertitude.

Mais il y a plus que ça pour Eppler. Si plusieurs personnes ont refusé le poste de DG, c’est parce que la situation n’est pas facile pour personne en raison de Steve Cohen.

Non Steve Cohen n’est pas un patron facile à satisfaire et même s’il donne du budget à son DG, on voit bien que déjà, deux lanceurs (Thor et Aaron Loup) sont partis.

La manière dont Cohen dirige son club ne fait pas l’unanimité. L’exemple – un exemple parmi tant d’autres – qui résume tout? Kumar Rocker.

L’an dernier, avec le dixième choix au total, les Mets ont repêché le lanceur de Vanderbilt. Ce dernier n’a pas été signé parce que les Mets et l’agent du joueur ne se sont pas entendus sur le prix. Cohen avait alors tweeté ceci.

Premièrement, c’est un manque de respect envers le joueur, qui est un stud. Il est peut-être un peu plus blessé que les Mets ne le pensaient, mais trouver un juste milieu n’a pas été fait.

Outre le fait que les Mets ont mal paru puisque tous les clubs signent leur premier choix en temps normal, il y a eu de nombreux dommages collatéraux à ce tweet-là.

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Pourquoi? Parce qu’en ne signant pas Rocker, il a obtenu un 11e choix au total en compensation en 2022. Il a aussi un 14e choix régulier en 2022 en raison de la manière dont le club a joué en 2021.

Résultat? Si les Mets veulent signer un agent libre rattaché à un choix compensatoire, ils devront laisser partir leur 14e choix au total et non pas un choix entre la première et la deuxième ronde comme les autres. Un club doit laisser partir son deuxième choix de premier tour s’il en a un.

Et évidemment, les Mets ne veulent pas perdre un si bon choix.

Ce que cela veut dire, c’est que Billy Eppler ne peut pas signer les joueurs suivants (qui n’ont pas déjà un contrat, évidemment).

Eppler a donc les moyens financiers de ses ambitions, mais il ne peut pas signer les meilleurs joueurs du marché et les gars ne veulent pas tous venir chez les Mets. Il a la pression de son proprio – qui lui a donné de l’argent – et du président (pas des opérations baseball, mais bien président du club), qui veut lui mettre un président des opérations baseball dans les pattes dans un an.

Eppler doit se trouve run gérant, un coaching staff, des lanceurs, des voltigeurs, un joueur d’avant-champ… et il doit crédibiliser l’organisation, prise dans les multiples controverses.

Les autres dirigeants savent que les Mets sont dans une telle position. Personne ne va leur faire de cadeaux, c’est officiel.

Je vous ai dit, en plus de tout ça, que Jacob deGrom a une option de sortie dans un an? Le DG ne peut pas l’échapper…

Tout ça pour dire que oui, Eppler a une tâche de fou à accomplir. Les attentes sont grandes, les délais sont courts (ce qui est une énorme contrainte pour un DG qui arrive en poste) et les conditions de travail ne sont pas évidentes pour tout ce que j’ai dit, ce qui explique les nombreux refus pour le poste.

Si les Mets ont une vilaine saison 2022, il sera pointé du doigt parce qu’il avait les mains pleines au niveau financier. Il n’y aura pas de nuances.

Mais s’il réussit à offrir du succès en séries aux Mets en 2022? Il deviendra un des plus grands héros de la ville.

L’enjeu est grand pour Eppler en 2022. À lui de remonter tout ça s’il veut que l’histoire se souvienne de lui pour les bonnes raisons.

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Charles-Alexis Brisebois
Présent depuis les débuts du site, Charles est un véritable passionné de baseball. Il souhaite que les amateurs aient le réflexe de choisir Passion MLB pour s'informer et que le baseball continue de prendre de l'importance au Québec. Vous pouvez aussi l'entendre régulièrement sur les ondes du 91.9 Sports afin de discuter de l'actualité de la MLB.
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