Les Mets d’aujourd’hui ressemblent aux Yankees d’il y a 30 ans

Je le sais, vous le savez : les Mets connaissent une saison morte assez pénible. Entre le projet de trouver un président des opérations baseball qui est tombé à l’eau, la quête d’un directeur général qui a pris des lunes et le cas de Steven Matz, on a l’impression que le cirque new-yorkais y va de représentations à chaque jour.

Hier, c’était les propos de Steve Cohen sur le dossier Steven Matz qui ont fait réagir.

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Bref, on sent surtout qu’il y a un manque de professionnalisme dans l’organisation. Après tout, ce n’est pas normal qu’ils aient eu besoin de solliciter autant de dirigeants pour combler le poste de DG de l’équipe.

Hier soir, Joel Sherman (New York Post) a publié un texte fort intéressant dans lequel il traite de la situation des Mets. Dans celui-ci, il y va d’un parallèle assez frappant entre les Mets d’aujourd’hui… et les Yankees du début des années 90.

Après tout, c’est vrai que ça a de quoi rappeler l’époque où les Yankees n’étaient pas une destination convoité, loin de là. Les agents libres ne visaient plus le défi du Bronx, tout comme les têtes de baseball lorsque les postes de dirigeants s’offraient à eux.

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Or, lorsque le Boss George Steinbrenner a été suspendu, Gene Michael est arrivé et il a redonné de la crédibilité à son organisation. Sans la pression étouffante de Steinbrenner, il a pu manœuvrer à sa guise. L’arrivée de Buck Showalter ainsi que celle du Core Four (Derek Jeter, Mariano Rivera, Jorge Posada et Andy Pettitte) ont fait en sorte que l’équipe est redevenue un symbole de prestige dans le sport.

Est-ce que les Mets deviendront des prétendants demain matin si Cohen décide de se calmer un brin? Peut-être pas, non, mais le processus risque d’être plus simple. Les hommes qui dirigeront l’équipe auront plus de marge de manœuvre et ils n’auront pas à composer avec les frasques du propriétaire.

Encore là, il est tout à fait libre de gérer la situation à sa guise. Mais quand on regarde la situation dans laquelle leurs voisins étaient il y a une trentaine d’années, on note qu’il y a des parallèles intéressants à tracer.

À lui de décider ce qu’il veut en faire.

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Félix Forget
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