Billy Eppler n’a pas eu peur de travailler à New York (au bonheur de son patron)

La semaine dernière, alors que tout le monde semblait refuser le poste de DG des Mets de Ney York un à un, le président Sandy Alderson avait affirmé que de travailler à New York était un frein pour bien des gens.

Entre vous et moi, c’est peut-être de travailler pour Steve Cohen qui est un frein, mais bon.

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Finalement, les voilà en voie d’engager Billy Eppler comme DG. L’ancien des Angels n’aurait pas officiellement signé, mais il sera l’homme des Mets. Ça ne tombera pas à l’eau, cette fois.

Pour les Mets, engager cet homme-là est logique. Pourquoi? Parce qu’il a un bagage que peu d’hommes ont et qui va l’aider à affronter le marché des Mets : il a travaillé à New York par le passé et il a dealé avec des proprios pas évidents.

En travaillant pendant 10 ans chez les Yankees avant de prendre son premier poste de DG chez les Angels en 2015, Eppler a non seulement une idée du marché de New York, mais il a une bonne idée de la manière dont George Steinbrenner travaillait.

Et à Anaheim, Arte Moreno lui imposait de gros contrats et des restrictions salariales par la suite, faisant de lui un patron avec lequel il n’est pas facile de dealer.

D’avoir déjà travaillé à New York est peut-être un aspect qui aide à prendre un autre travail dans le marché. Hier encore, Luis Rojas est passé des Mets aux Yankees comme entraîneur au troisième but.

Mais surtout, Eppler n’est pas sorti du milieu depuis quatre ans comme Adam Cromie, « l’ancien favori » pour le poste. Oui, Eppler a été agent récemment, mais un an sans être DG, ce n’est pas la fin du monde.

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Là, Alderson s’est trouvé un homme qu’il pourra laisser travailler sans avoir à intervenir tout le temps en raison de son manque d’expérience. C’était un des désavantages de Cromie.

Eppler aura donc le dernier mot sur les décisions baseball… pour l’instant.

Est-ce que de ne pratiquement pas avoir de restrictions sur le budget sera différent pour celui qui est à la base de l’arrivée de Shohei Ohtani en Amérique du Nord? Possiblement, oui. Son expérience pourrait aussi l’aider à ne pas répéter certaines erreurs.

En parlant de répéter certaines erreurs, souhaitons que le choix de son prochain gérant en soit un bon. Pourquoi? Parce que son ami David Stearns, président des opérations baseball à Milwaukee, pourrait bel et bien devenir son patron à New York dans un an.

Eppler a donc un an avec tout le pouvoir pour prouver qu’il n’a pas besoin de se faire surveiller et qu’il peut faire le travail tout seul.

Le défi est énorme, mais s’il a un bon mandat à New York, il deviendra un héros. High risk, high reward.

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Charles-Alexis Brisebois
Présent depuis les débuts du site, Charles est un véritable passionné de baseball. Il souhaite que les amateurs aient le réflexe de choisir Passion MLB pour s'informer et que le baseball continue de prendre de l'importance au Québec. Vous pouvez aussi l'entendre régulièrement sur les ondes du 91.9 Sports afin de discuter de l'actualité de la MLB.
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