Le gérant des Astros, Dusty Baker, mérite sa large part de succès

Débarqué à Houston en pleine pandémie, lors du camp d’entraînement 2020, Dusty Baker avait deux objectifs en tête : faire taire les détracteurs de sa nouvelle équipe qui criaient haut et fort que les Astros ne pouvaient gagner sans des moyens illégaux et calmer le jeu dans un vestiaire très perturbé par tout ce qui se passait.

La saison écourtée et l’absence de spectateurs auront permis à Baker de réaliser au minimum un de ses objectifs, soit celui de prendre le contrôle du navire à l’aide de son calme légendaire et du fort bagage qu’il apportait avec lui.

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Malgré une fiche inférieure à .500 en saison régulière, les Astros ont tout de même atteint la série de championnat de l’Américaine avant de s’incliner en sept parties face aux Rays de Tampa Bay.

Cette saison, grâce à du jeu inspiré et à des vétérans en contrôle, Houston a survolé la division Ouest de la Ligue américaine et se retrouve aujourd’hui en Série mondiale.

Baker pourrait remporter une première Série mondiale à titre de gérant, lui qui a échoué en 2002 avec les Giants.

Dusty Baker a donc gagné son pari en prouvant que les Astros pouvaient remporter des matchs tout en demeurant à l’intérieur des limites de la légalité.

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Actuellement, l’homme de 72 ans, est le gérant qui détient le plus de victoires (78) en séries éliminatoires sans avoir remporté les grands honneurs. Est-ce que le vent va tourner face aux Dodgers ou aux Braves? C’est à suivre.

Victorieux ou non, il est presque assuré que Baker signera un nouveau contrat à Houston, car aux dires du propriétaire de l’équipe, Jim Crane, Dusty mérite ce qui lui arrive et il devrait être récompensé pour ses efforts.

En prenant la mesure des Red Sox en six parties, les Astros ont permis à Baker de devenir le neuvième gérant de l’histoire à remporter un titre de champion dans les deux ligues. Il se retrouve en bonne compagnie avec les Jim Leyland, Tony La Russa, Sparky Anderson et Joe Maddon, pour ne nommer que ceux-là.

Le natif de la Californie se retrouve à quatre victoires de réaliser tous ses objectifs fixés en 2020. Il a réussi à attirer les projecteurs sur sa formation, mais pour les bonnes raisons cette fois-ci.

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Pascal Harvey
Passionné par le sport en général et formé en journalisme, j'affectionne particulièrement le baseball. L'éloge de la lenteur est au cœur de ma relation avec le passe-temps préféré de nos voisins du sud.
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