Chez les Orioles, tout n’est pas à jeter

Qu’il est difficile d’être un partisan des Orioles ces temps-ci. Les pauvres oiseaux sont au fond du gouffre. L’équipe alterne défaites avec raclées et hormis un mois d’avril qu’on pourrait juger de « pas si pire » (12 victoires contre 14 défaites), le reste de la saison est catastrophique.

Chaque lanceur qui se présente sur la butte semble être là pour servir de pratique au bâton pour les équipes adverses. Les puissants Jays s’en sont d’ailleurs frotté les mains en claquant pas moins de 47 points à leurs hôtes le temps de quatre parties le week-end dernier. Y a-t-il un facteur stade à Baltimore? Il va falloir se poser la question.

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Bref, sans lanceurs, l’équipe ne va nulle part. John Means n’est plus que l’ombre de lui-même, on en oublierait presque qu’il a lancé un match sans point ni coup sûr au début du mois d’avril. Les autres, ça ne vaut peut-être pas la peine d’en parler.

Du très bon dans du très mauvais

Cependant, tout n’est pas à jeter au sein de l’équipe de Baltimore. Les plus attentifs d’entre vous auront sans doute remarqué les belles saisons de deux joueurs en particulier : Cedric Mullins et Ryan Mountcastle.

Je ne sais pas à quel point il est difficile de garder la motivation sur une si longue saison quand votre équipe est constamment à la traîne comme le sont les Orioles, mais plusieurs joueurs de la formation restent de vrais professionnels.

Cedric Mullins s’est fait un joli nom cette saison et ferait à coup sûr un solide joueur dans une belle formation plus ambitieuse. Avec 29 longues balles et 28 buts volés (et .300 de moyenne au bâton), Mullins est aux portes du prestigieux club des 30-30. Il est d’ailleurs le seul dans l’histoire de la formation à en être si proche.

Le dernier joueur de champ centre à avoir flirté avec ces chiffres : Mike Trout.

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Sa première « vraie » saison dans la MLB est tout simplement géniale.

L’autre belle surprise du Maryland se nomme Ryan Mountcastle. Le polyvalent rookie de 24 ans vit une vraie belle première saison pleine dans le Big Show. Avec 28 circuits et 78 points produits, Mountcastle a l’une année des plus productives pour une recrue dans l’histoire de la formation. Quand on fait aussi bien, voire mieux, qu’un certain Cal Ripken Jr. ou qu’un Eddie Murray, on ne peut être dénué de talent.

Pour preuve.

Recrue de l’année?

Il est fort possible que le nom du jeune joueur des Orioles se retrouve dans le top-3 pour le titre de Recrue de l’année. Les votants oublieront peut-être qu’il a connu un mauvais début de saison et le récompenseront à juste titre pour ses performances au plus haut niveau.

Tout n’est pas sombre chez les Orioles, il faut parfois le ver les yeux. Cedric Mullins et Ryan Mountcastle feront encore parler d’eux d’ici la fin de saison, et sans doute pour les années à venir.

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Sébastien Tabary
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