Salvador Perez connaît une saison exceptionnelle

Salvador Perez en est à une dixième campagne dans les Majeures (il n’a pas joué en 2019 en raison d’une blessure au coude), mais on dirait qu’il y est depuis toujours.

Sans avoir les lettres de noblesse d’un George Brett, qui peut à juste titre être considéré Monsieur Royals pour avoir évolué durant 21 saisons à Kansas City et marqué l’imaginaire des partisans de l’équipe, Perez pourra se targuer de possiblement être le membre le plus marquant de cette concession au cours de la dernière décennie.

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Mon collègue Maxime Trudeau sera d’accord avec moi, le vétéran receveur a été et est encore l’inspiration des Royals. En 2015, lors de la conquête de la Série mondiale par l’équipe face aux Mets de New York, Perez avait reçu le titre du Joueur le plus utile de la classique automnale.

Perez est comme un métronome côté statistique, mais cette saison, il est en voie d’écrire un nouveau chapitre dans le grand livre de sa carrière.

Hier, face aux Mariners, il a frappé la longue balle lors d’un quatrième match consécutif et porté son total de la saison à 37 (bon pour le deuxième rang dans les Majeures, derrière Shohei Ohtani).

Un abonné aux Matchs des étoiles (il compte sept participations à son actif), Perez possède aussi quelques Gants dorés au sein de sa collection, en plus de trois Bâtons d’argent.

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Cette saison, en plus de ses 37 coups de circuit (son sommet en carrière était de 27), le receveur de 31 ans produit à un rythme d’enfer. Le numéro 13 compte déjà 92 points produits à son actif et il lui reste encore plusieurs matchs à jouer afin de bonifier sa nouvelle marque.

Avec ses 136 coups sûrs et avec la régularité qu’on lui connaît, il devrait aisément battre sa meilleure production à vie, alors qu’il en avait frappé 150 en 2014. Même chose pour les points marqués alors qu’il en a déjà 62 à sa fiche, comparativement à des sommets de 57 en 2014, 2016 et 2017.

Bref, Salvador Perez est en voie de connaître sa meilleure saison en carrière coté statistique, mais si vous posez la question à l’individu il vous répondra assurément que le fait de ne pas faire les séries viendra éclipser tous ces beaux chiffres.

Souhaitons au sympathique gaillard que cette année de rêve se poursuive et que les yeux de la planète baseball le voient d’une façon plus éclairée et à juste titre comme étant un leader de sa génération.

Surnommé El Nino par ses coéquipiers, il est fort à parier que son influence soufflera tel un vent de positivisme et de persévérance pour les jeunes receveurs en recherche d’un modèle.

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Pascal Harvey
Passionné par le sport en général et formé en journalisme, j'affectionne particulièrement le baseball. L'éloge de la lenteur est au cœur de ma relation avec le passe-temps préféré de nos voisins du sud.
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