Alex Agostino a hâte au retour des Expos

Lors du toujours intéressant balado Les buts remplis des amis Benoît Rioux et Sylvain Rondeau, l’invité était le plus qu’intéressant et pertinent Alex Agostino, dépisteur au sein de l’organisation des Phillies de Philadelphie.

Au cours de l’entretien d’environ une heure (de pur bonheur), plusieurs sujets ont été abordés, allant de la genèse de la carrière de l’ancien membre de l’organisation des Expos de Montréal jusqu’à la situation du baseball québécois de manière générale ainsi que la fin de saison des Phillies.

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Un des sujets qui a particulièrement retenu l’attention aura été celui en lien avec le retour des Expos. Pour Agostino, un des Québécois les plus influents du baseball, il n’y a aucun doute : les Expos reviendront à Montréal un jour! Ne reste qu’à savoir quand, là est la question.

Anciens joueurs
Photo : Maxime Trudeau

Une question de timing

Sincèrement, Alex Agostino était éloquent dans son propos. Il était inspirant, même. Ce fut un délice de l’entendre parler avec émotion, avec passion, d’un club dont il a le logo métaphoriquement tatoué sur le cœur. Ce fils d’immigrant italien est un homme de valeur et cela se transpose dans sa voix. Nombre de fois dont il a parlé de sa famille avec Ben et Sylvain et à quel point il s’ennuyait de celle-ci.

Pour revenir plus précisément à la situation des Expos, les paroles du quinquagénaire ont été originales et rafraîchissantes. D’un point de vue plus personnel, il souhaite le retour d’un club de la MLB dans sa ville natale afin d’y travailler avant de prendre sa retraite ou encore en tant que simple partisan. Travailler pour l’organisation montréalaise aura été une grande source de fierté pour lui et il considère qu’il ne faut pas avoir peur de voir grand afin d’accueillir de nouveau Nos amours.

Je lis entre les lignes qu’il voit la chose comme un projet de société, en quelque sorte. La métropole québécoise peut construire un nouveau parc de balle et avoir son équipe des grandes ligues sans avoir pour autant à négliger d’autres services publics, genre les routes ou les hôpitaux. 

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À titre personnel, j’ai bien aimé son allusion à l’orchestre symphonique de Montréal et à feu l’Impact de Montréal. Bien qu’il n’assiste pas vraiment à ces événements, il ne veut pas les voir partir et considère qu’ils font rayonner la ville aux 100 clochers. 

Celui qui lors de l’entrevue était en direct du Maine pour assister à des rencontres de la Cape Cod Baseball League est conscient qu’il faut régler les dossiers de Tampa et Oakland et nous rappelle amicalement que le stade des Rays, pour y avoir été déjà, est probablement pire que le Stade olympique montréalais, comme quoi! Certes, les choses peuvent prendre du temps. Or, il rappelle aussi que Washington a attendu très longtemps avant d’accueillir de nouveau son club en 2005. 

Plus haut point
Photo: Maxime Trudeau

Pour lui, Montréal est une ville de baseball majeur, au même titre que l’est Kansas City, Pittsburgh ou bien Cleveland. L’invité de Les buts remplis nous stipule que, des nombreuses personnes qu’il côtoie dans le giron du baseball, personne n’est négatif quant au retour des Expos et, selon son expertise, il y a de place pour 32 formations dans le circuit Manfred.

Faire confiance au groupe en place

Alex Agostino a foi au consortium mené par la famille Bronfman, elle qui a toujours été de près ou de loin rattachée aux Expos, et que ce serait un bel héritage pour les nobles membres de celle-ci de ramener le club qu’ils ont fondé, jadis. Dans un monde idéal, il voit les Expos à temps plein à Montréal et entrevoit moins bien l’idée d’une garde partagée à moyen et long terme avec Tampa Bay. Peut-être est-ce pour cela qu’il a mentionné que la MLB a de la place pour 32 équipes?

En somme, on ne peut que souhaiter pour Agostino et les amateurs de baseball québécois le retour imminent des Expos. Les Blue Jays c’est bien le fun, mais conduire 6h pour assister à un match ne se fait pas à chaque semaine!

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Maxime Trudeau
Partisan #1 des Royals de Kansas City. Joueurs favoris: Whit Merrifield, Christian Yelich. Passion pour tout ce qui touche le monde du sport et le milieu agricole. Le Plateau Mont-Royal, Montréal. Bachelier Université du Québec à Rimouski, Communication Relations humaines.
Publications: 202