Willy Adames doit (en partie) son éclosion à Mookie Betts

Vous vous souvenez peut-être de l’échange de mots entre Mookie Betts, des Dodgers de Los Angeles, et Willy Adames, des Rays de Tampa Bay, lors de l’affrontement de ces deux équipes en Série mondiale à la fin de la saison dernière. Pour vous remettre un peu dans le contexte, lorsque Betts s’était faufilé jusqu’au deuxième but, dans le premier match de la série, il a eu une petite discussion avec l’arrêt-court, et les deux joueurs se sont serrés dans les bras avant la reprise du jeu.

Adames et Betts se sont affrontés à plusieurs reprises lorsque ce dernier évoluait chez les Red Sox de Boston, soit dans l’Est de la Ligue américaine, tout comme les Rays. Ils ont effectivement eu l’occasion de se voir souvent, mais évidemment moins souvent depuis que Betts a déménagé en Californie.

Publicité

Mais qu’est-ce qui s’est dit exactement, entre les deux joueurs? Après tout, ils n’ont jamais joué ensemble, ne sont pas originaire de la même ville, ou même du même pays… D’autant plus que ce n’était pas un match de la saison régulière, mais bien de la Série mondiale, où les tensions entre les deux équipes sont à leur point le plus haut.

Après le match en question, que les Dodgers ont gagné, Adames a admis aux médias que Betts lui a offert un conseil, en mentionnant qu’il lui manquait « une petite chose » pour devenir une des étoiles de la ligue. « Tu as tout pour devenir un des meilleurs du jeu. Mais il manque un petit ajustement dans ta force de frappe. Et je crois bien avoir le nom parfait pour toi, » aurait dit Betts au cours de l’échange.

Ce à quoi Adames a répliqué, au cours de la même conférence de presse : « Si quelqu’un comme Mookie vient me voir en me référant à un entraîneur qui pourrait améliorer mon jeu, je vais l’écouter. »

Il y avait cependant une petite condition à la proposition de Betts : il allait lui référer quelqu’un… mais seulement à la fin de la série, qui venait alors à peine de commencer.

Publicité

Durant la saison morte, Adames est comme de fait allé rendre visite à Lorenzo Garmendia, à Miami. Depuis son échange à Milwaukee, il est clairement l’un des meilleurs frappeurs de l’équipe, et de toute évidence la principale raison pour laquelle les Brewers sont au premier rang de leur division à l’heure actuelle. Il présente une moyenne au bâton de ,255, 85 coups sûrs, une moyenne sur les sentiers de ,808 et seize circuits en 333 présences au bâton jusqu’à maintenant cette saison. Des chiffres qui ont drastiquement changé depuis son arrivée au Wisconsin, en mai dernier. Ses derniers chiffres en 2021 lui avaient fait très mal paraître, notamment au niveau du taux des retraits sur des prises (35,9 %).

« [Les changements faits avec Garmendia] étaient bons, mais il y avait tout de même quelques petites choses qui n’étaient pas pour moi, » a admis Adames, questionné à ce sujet. « Il m’a aidé beaucoup avec mon swing. J’ai pu éliminer beaucoup de choses que je faisais de la mauvaise manière, plusieurs balles au sol. Mais [mon travail avec lui] a aussi laissé un trou pour ce qui est de l’angle de lancement. J’ai dû faire quelques ajustements durant la saison. C’était aussi quelque chose de nouveau pour moi. J’apprenais encore le swing, comment balancer le tout, ne pas aller trop loin pour chasser une balle avec mon bâton. »

Selon lui, il n’y a pas eu grand changement depuis qu’il a joint la formation des Brewers, si ce n’est qu’un plus grand encouragement de la part du personnel entraîneur.

Quant à Mookie Betts, les Brewers ont déjà croisé le fer avec les Dodgers avant qu’Adames ne se joigne à sa nouvelle équipe. Ils doivent s’affronter de nouveau lors de la dernière fin de semaine de la saison, au Dodger Stadium. Adames a certainement l’intention de remercier Betts pour lui avoir conseillé un nouvel entraîneur.

« Peut-être pourrais-je lui acheter une bouteille de vin, » a dit Adames en guise de réflexion.

Image par défaut
Daniel Birru
Publications: 345