Mariano Rivera a failli se retrouver chez les Tigers en début de carrière

Au début de la dernière dynastie des Yankees de New York, celle qui allait leur offrir cinq conquêtes de la Série mondiale entre 1996 et 2009, la formation comptait sur un jeune releveur qui allait être un joueur clé lors de ces championnats. Un joueur qui, malgré tous les succès qu’il a connu avant de faire son chemin jusqu’aux ligues majeures, aurait très bien pu être échangé en début de carrière.

Gene Michael, directeur général de l’équipe en 1996, avait pour but d’aller chercher David Wells, qui lançait alors pour les Tigers de Detroit. Sa proposition : échanger Mariano Rivera, alias Sandman, qui venait d’arriver dans le Bronx.

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Si les Yankees savaient que Rivera avait très certainement un avenir dans la MLB, ils étaient loin de se douter qu’il allait connaître une carrière qui allait le mener jusqu’à Cooperstown, en tant que closer. Michael était prêt à faire l’acquisition d’un lanceur partant qui avait été sur l’équipe des étoiles en 1995 et qui s’était établit dans les Majeures. D’autant plus que ses six années d’expérience chez les Blue Jays l’avaient rendu familier dans l’Est de l’Américaine.

À la suite de certaines blessures, notamment à l’épaule, Rivera a éventuellement été rétrogradé dans le AAA, et c’est là que les Yankees étaient prêts à l’échanger. Cependant, Gene Michael a jugé bon de lui accorder une seconde chance au sein de l’organisation.

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Cette chance : un match solide alors qu’il lançait à Columbus et où Rivera a effectué cinq manches sans point ni coup sûr. Ce fût assez pour prouver à l’état-major des Yankees qu’il méritait de réintégrer sa place au sein de l’équipe et qu’il pouvait reprendre sa force. Alors qu’il s’est mis à reprendre de la confiance et du contrôle sur son jeu sur le terrain, qu’il pouvait lancer autour de 95 mille à l’heure, Michael a jugé bon, à ce moment-là, de le retirer d’une possibilité de l’échanger chez les Tigers (et même de l’échanger tout court).

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À ce moment, même si les Yankees avait l’intention de le conserver avec l’équipe, Mariano Rivera n’était toujours pas à son sommet. Il était toujours un lanceur partant, alors que l’équipe avait besoin d’un releveur. Ensuite, il avait toujours à maîtriser sa cutter, sur laquelle il n’avait toujours aucun contrôle.

Aussitôt qu’il a su raffiner quelques petits détails de son jeu, Rivera a intégré l’enclos et est tout de suite devenu une étoile montante chez les Yankees, à compter de 1996, année ou l’équipe a remporté la Série mondiale pour la première fois en 18 ans. Il est rapidement devenu un lanceur qui donnait des soirées de travail très difficiles aux frappeurs, un lanceur qu’ils ne voulaient pas affronter, et c’est de cette façon qu’il a pu récolter le plus grand nombre de sauvetage dans l’histoire de la MLB.

Et qu’est-il arrivé à David Wells? Les Yankees sont tout de même parvenus à le ramener à New York en 1997. Le meilleur moment de sa carrière est survenu le 17 mai 1998, alors qu’il a lancé un match parfait face aux Twins de Minnesota, au Yankee Stadium. L’année s’est bien terminée pour l’équipe, qui a remporté une autre Série mondiale, mais Wells a tout de même été échangé aux Blue Jays durant la saison morte (contre un certain Roger Clemens). Mais ce fut quand même la fin d’une époque pour David Wells, alors que ses meilleurs moments en carrière étaient déjà derrière lui.

En regardant vers l’arrière, Gene Michael peut se contenter d’avoir bien su suivre son instinct en conservant un lanceur du Temple de la renommée en Mariano Rivera, une décision qui a mené l’équipe loin pendant plusieurs années.

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Daniel Birru
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