Substances illicites des lanceurs : Pete Alonso n’en a rien à faire

La MLB est présentement à la croisée des chemins en ce qui trait à l’utilisation des substances illicites par les lanceurs. Ça fait déjà quelques années qu’on se doute que la situation est assez omniprésente, mais dans les dernières semaines, on sent une tension assez majeure dans le dossier.

Je ne sais pas dans combien de temps la mèche explosera, mais quand elle le fera, on assistera probablement à un événement majeur dans l’histoire de la ligue. Du moins, c’est ce que je pense.

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Depuis hier soir, ça prend encore plus d’envergure. En conférence de presse, le silence de Gerrit Cole à une question liée à son utilisation potentielle de Spider Tack (une substance illicite) avait des allures de confession de culpabilité.

D’ailleurs, ce dernier sera sur le monticule pour les Yankees ce soir. Il affrontera les Twins, formation pour laquelle évolue d’ailleurs Josh Donaldson. Disons simplement qu’il y a une petite histoire entre les deux.

Mais revenons à Pete Alonso.

Pourquoi je vous parle de lui? Encore une fois, ça implique une conférence de presse. Questionné un peu plus tôt sur l’utilisation des substances collantes et sur les agissements récents de la MLB à ce sujet, ce dernier y a été d’une réponse quelque peu surprenante : ça ne le dérange tout simplement pas, et il veut que les lanceurs aient droit à celles-ci.

Prenez le temps d’écouter l’entièreté de sa réponse. C’est un peu long, mais c’est un point de vue très intéressant.

Oui, sa réponse peut surprendre, mais en réalité, je le comprends parfaitement. Les frappeurs apprécient que les lanceurs utilisent des substances pour contrôler leurs tirs et, ainsi, éviter d’atteindre leurs homologues. Il n’est pas le premier à le dire, et il faut également prendre en considération qu’il était là quand Kevin Pillar a reçu une balle rapide en plein visage qui lui a fracturé le nez.

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Il ne parle pas de l’impact sur le « spin rate », attention. Simplement en termes de contrôle.

Or, c’est une autre partie de son affirmation qui retient mon attention. En effet, selon Alonso, la balle est modifiée à chaque année par la MLB en fonction de la prochaine cuvée d’agents libres.

Si ça s’avère vrai, et c’est une possibilité, c’est une toute autre paire de manches.

Alonso semble affirmer que lorsque le marché des agents libres est mené par des frappeurs, les balles voyagent moins, et quand ce sont des lanceurs qui sont les têtes d’affiche, c’est l’inverse.

Du moins, c’est de cette façon que j’interprète l’argument d’Alonso.

Bref, le cogneur des Mets n’a pas de problème avec l’utilisation des substances par les lanceurs, mais aimerait voir la balle être uniforme à chaque année. Personnellement, j’ai une opinion assez similaire sur le dossier. La MLB n’acceptera toutefois pas cette idée et veut tout simplement enrayer ceux qui en utilisent, et c’est une façon de faire.

Mais quand on verra les buts sur balles et les frappeurs atteints monter en flèche après le « grand nettoyage », il ne faudra pas être surpris.

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Félix Forget
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