Portrait 2021 : Reds de Cincinnati

Le 1er avril prochain, la MLB lancera les activités de sa saison 2021. Rob Manfred a pris le pari de voir ses équipes disputer 162 matchs en temps de pandémie.

Voici donc à quoi s’attendre de la part des différentes équipes du baseball majeur.

Au menu aujourd’hui : les Reds de Cincinnati.

L’an dernier, dans le cadre d’une saison écourtée par la pandémie, les Reds de Cincinnati, menés par Trevor Bauer, ont décroché une place en séries d’après-saison grâce à une fiche de 31-29.

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Difficile de croire que dans le cadre d’une saison complète, ils pourront répéter l’exploit considérant le fait qu’il sont amputés de la présence du gagnant en titre du Cy Young, en la personne de Bauer.

Ce dernier, de par ses performances et sa forte personnalité, a su attirer les regards sur une formation habituée de jouer dans l’ombre, et ce, depuis plusieurs années déjà.

Face à des Braves beaucoup mieux outillés, les Reds sont rapidement revenus dans leur position habituelle en se voyant montrer la sortie en deux petits matchs au cours desquels ils n’ont généré aucun point.

Ajouts et départs

Outre le départ du turbulent Bauer en direction de Los Angeles à titre de joueur autonome, les Reds ont cédé Raisel Iglesias, leur releveur numéro un depuis les dernières années, aux Angels avant de devoir le perdre pour une question de gros sous.

Le gaucher Amir Garrett profitera du départ d’Iglesias pour devenir celui qui terminera les matchs.

Le lanceur Anthony DeSciafani (Giants) et le joueur d’intérieur Freddie Galvis (Orioles) ont aussi quitté l’organisation.

Au chapitre des nouveautés, rien pour écrire à sa mère alors que deux releveurs, Jeff Hoffman et Noe Ramirez, se joignent à l’enclos de l’équipe.

Malgré tous ces mouvements, l’attaque des Reds demeure quasi inchangée, tandis que la rotation des partants reste très compétitive.

Forces et faiblesses

Malgré une fiche de 5-4 en 2020, Trevor Bauer n’a rien donné à ses adversaires comme en fait foi sa moyenne de points mérités de 1.73. Et heureusement, car Bauer et les autres lanceurs des Reds n’ont pas pu compter sur une attaque fiable et constante.

Afin de secouer sa troupe, le gérant David Bell devra user d’imagination et laisser plus de place à de nouveaux éléments qui émergent des filiales tels Jose Garcia (arrêt-court) et Tyler Stephenson (receveur).

Ces deux joueurs d’avenir doivent contribuer aux succès de l’équipe dès cette saison et donner un second souffle à une attaque anémique qui doit se fier, jour après jour, sur de solides prestations des lanceurs.

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Avec Sonny Gray et Luis Castillo en tête, la rotation des Reds sera encore très compétitive en 2021. Tyler Mahle, Wade Miley et le couteau suisse Michael Lorenzen devraient compléter le groupe.

Le toujours solide Joey Votto (37 ans) ne rajeunit pas et son contrat de 25 M$ annuellement et valide jusqu’en 2024 deviendra un véritable poids pour l’équipe au cours des prochaines saisons.

Les autres vétérans du club devront produire. Mike Moustakas, Nick Castellanos et Shogo Akiyama (qui en sera à deuxième saison à Cincinnati en provenance du Japon) devront être à la hauteur afin d’enlever de la pression sur les jeunes loups qui frappent à la portent.

Considéré comme le quatrième voltigeur de l’équipe, Nick Senzel doit aussi obtenir du temps de jeu afin de se faire valoir et mettre sa touche personnelle au sein d’un groupe qui en a besoin.

Le joueur de troisième coussin, Eugenio Suarez, que tout le monde voyait quitter pour une autre destination, est toujours avec l’équipe et représente une réelle menace.

À quoi s’attendre en 2021?

Difficile de prévoir l’issue de la prochaine saison des Reds. Si les lanceurs partants et les releveurs égalent leurs performances de 2020 et que l’attaque se réveille un tant soit peu, l’équipe devrait batailler avec les Cubs et les Brewers à la poursuite des Cardinals.

Si le passage de Trevor Bauer à Cincinnati a eu un effet boeuf, surtout en 2020, il ne faut oublier qu’il a peut-être été aussi une distraction pour son entourage.

Par ses actions hors du terrain, Bauer n’a certainement pas fait l’unanimité et quelques coéquipiers sont peut-être heureux de son départ. À eux maintenant de prouver que son absence n’aura pas un si grand effet que cela.

Sonny Gray et Luis Castillo doivent prendre le relais faire oublier leur coloré ex-coéquipier.

Année de transition à prévoir à Cincinnati qui, en participant aux éliminatoires en 2020, ont redonné le goût du dépassement à leurs partisans.

Et comme le dit le vieil adage : le meilleur est à venir.

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Pascal Harvey
Passionné par le sport en général et formé en journalisme, j'affectionne particulièrement le baseball. L'éloge de la lenteur est au cœur de ma relation avec le passe-temps préféré de nos voisins du sud.
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