Sursis terminé, partisans de retour dans les stades : quel accueil pour Astros en 2021?

Quand on y pense, les Astros de Houston s’en sont bien tirés l’an dernier. Les spectateurs en carton présents dans les stades tout au long de la saison écourtée sont restés silencieux. La pandémie a vidé les stades et personne en chair et en os n’a pu exprimer son « dégoût » ou sa colère pour une équipe impliquée dans une affaire de tricherie qui remonte à 2017, mais qui a éclaté au grand public quelques années plus tard.

La pandémie a donné aux Astros un sursis inespéré.

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2020, sursis inespéré

Houston ne pouvait pas espérer mieux. Alors qu’ils s’attendaient à être brulés vifs sur le bûcher en pleine place publique, les Astros sont passés au travers grâce à un virus. Une saison tronquée de 60 matchs, trois tours de séries éliminatoires et aucun vrai humain dans les tribunes. Les Astros se sont même offert deux tours de séries malgré une fiche négative en saison régulière (29-31).

Mais maintenant qu’on sait qu’en 2021 il risque d’y avoir des partisans en chair et en os dans les gradins, que va-t-il se passer pour les Astros? Les gens ont-ils cumulé une année de « haine » en plus ou sont-ils passés à autre chose?

La saison passée, alors qu’une partie du public a eu la permission de garnir les tribunes de stades choisis par la MLB (pour les séries), on a pu voir certaines personnes « insulter » les joueurs des Astros depuis un balcon à l’extérieur du stade avec un porte-voix (à San Diego).

À Arlington (Texas) pendant la Série mondiale, certains fans fredonnaient des « triiiiiiicheur » à l’encontre de Charlie Morton, joueur des Rays, mais qui faisait partie de l’escouade texane lors de la saison 2017. Morton est un lanceur qui n’a, selon moi, jamais dû voler un signal de sa vie depuis son monticule.

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Vilains pour l’éternité

À l’heure d’écrire ces lignes, il ne reste que quatre joueurs de cette époque peu enviable dans l’histoire des Astros : Jose Altuve, Alex Bregman, Carlos Correa et Yuli Gurriel. Tous ont été bien silencieux l’an passé, vocalement et statistiquement parlant.

Leur présence en séries leur a donné un sursaut de motivation et cette saison encore, on risque de les voir au premier plan dans l’Ouest de l’Américaine. Les lanceurs Framber Valdez et Cristian Javier ont pris en maturité. Le gérant Dusty Baker a eu une année pour se familiariser avec la personnalité de l’équipe. Il n’y a pas meilleur communicant dans le jeu que lui, il va savoir faire passer un message à ses joueurs.

C’est beaucoup pour un groupe, même si la plupart des joueurs n’ont rien à voir avec ce scandale de vols de signaux, car cette saison, si les partisans sont vraiment de retour, ceux-ci ne manqueront pas de se faire entendre.

Les Astros ont une tâche sur leur blason et vont devoir jouer avec encore pendant des années. Leur réputation de vilains de la MLB n’est selon moi pas prête de disparaître.

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Sébastien Tabary
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