Le club des 300K : Rube Waddell, Walter Johnson, Sam McDowell et J.R. Richard

Dans ce quatrième texte du club des 300K, nous verrons des lanceurs qui ont réussi l’exploit à deux occasions. Débutons avec un lanceur gaucher qui a lancé durant seulement 13 saisons dans le baseball majeur avant d’être emporté par la tuberculose à l’âge de seulement 37 ans.

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Rube Waddell a porté les uniformes des Colonels de Louisville, des Pirates de Pittsburgh, des Cubs de Chicago, des Athletics de Philadelphie (avec qui il a réalisé ses deux saisons de 300 retraits sur des prises) et des Browns de Saint-Louis. Waddell était reconnu pour son excentricité en plus de son grand talent. Il pouvait manquer des matchs car il voulait aller à la pêche ou simplement quitter en plein milieu d’un match car il ne voulait plus lancer.

Par contre, Connie Mack des Athletics l’a ramené sur le droit chemin. Il a mené la Ligue américaine durant six saisons consécutives pour les retraits sur trois prises et mené les ligues majeures durant cinq de ces saisons. En 1903, il en a réussi 302, pour monter jusqu’à 349 en 1904. À ce moment-là, il avait le record pour le plus grand nombre en une saison. Ce record a tenu jusqu’au moment où Sandy Koufax l’a battu en 1965.

YouTube.com / L’excellent lanceur gaucher et excentrique Rube Waddell

Ce lanceur est considéré comme étant l’un des plus grands de tous les temps, Walter Johnson. Johnson n’a porté qu’un seul uniforme durant sa carrière de joueur, soit celui les Senators de Washington durant 21 saisons, de 1907 à 1927. Johnson était craint pour sa balle rapide explosive, ce qui lui permettait d’accumuler les retraits sur trois prises.

Johnson a réussi l’exploit d’en retirer 300 en une saison à deux reprises. La première fois a été en 1910 avec une saison phénoménale de 25 victoires contre 17 défaites, une MPM de seulement 1.36 et un total de 313 retraits sur trois prises. Johnson était le coeur et l’âme de cette équipe qui croupissait souvent dans les bas-fonds du classement de la Ligue américaine. Par contre, lorsque celui-ci lançait, on aurait dit une équipe championne.

Johnson a aussi réalisé l’exploit en 1915 avec une autre grandiose saison. Il a remporté 27 matchs contre 13 revers, une MPM de 1.55 et 303 retraits sur des prises. Il était reconnu pour être dominant et intimidant avec son imposant gabarit sur le monticule. Il était l’une des plus grandes vedettes de son époque. Et même aujourd’hui, sa légende est toujours bien vivante.

YouTube.com / Le grand Walter Johnson à l’œuvre

Sam McDowell était un bon lanceur, mais pas nécessairement dominant. Par contre, il savait comment bien se servir de son arsenal. Il était un grand gaucher natif de Pittsburgh en Pennsylvanie. Il a grandi à quelques coins de rue du Forbes Field, où évoluaient les Pirates, de là sa grande passion pour le baseball.

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McDowell a connu ses meilleures campagnes dans l’uniforme des Indians de Cleveland, où il a réalisé son exploit à deux occasions. Il a de plus revêtu les uniformes des Giants de San Francisco, des Yankees de New York et finalement des Pirates de Pittsburgh, où il terminera sa carrière de 15 saisons en 1975.

En 1965, il a connu une incroyable saison en retirant 325 frappeurs sur des prises en plus de récolter 17 victoires pour les Indians. À peine cinq saisons plus tard, soit en 1970, il totalisait 304 retraits sur trois prises face à ses adversaires. McDowell, qui avait débuté sa carrière à seulement 18 ans, a dû prendre une retraite hâtive à cause des blessures à seulement 32 ans.

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Le dernier pour ce texte est nul autre que le géant de 6 pieds et 8 pouces des Astros de Houston J.R. Richard. Le géant Richard a lancé durant dix saisons pour les Astros, devant mettre fin à sa carrière pour des troubles cardiaques.

Par contre, lors de sa carrière, il a été un lanceur dominant et très intimidant. Du haut de son imposante taille, il avait une rapide dévastatrice qui déculottait les frappeurs adverses. Je me souviens de l’avoir vu lancer face aux Expos au Stade olympique. Je me souviens du haut de mes 12 ans comment il était imposant physiquement. Je me sentais bien petit!

YouTube.com / J.R. Richard domine ses adversaires au Match des étoiles en 1980

Richard a connu ses deux saisons de plus de 300 retraits sur des prises consécutivement. Il faut essayer d’imaginer ce qu’il aurait pu accomplir s’il n’avait pas eu de problèmes de santé. Richard a réussi un total de 303 retraits sur trois prises en 1978, remportant par le fait même 18 victoires.

La saison suivante, en 1979, il a été encore plus dominant en réussissant 313 retraits sur des prises. Malheureusement, l’année suivante, sa carrière s’est terminée abruptement. Richard était l’un des lanceurs les plus dominants vers la fin des années 1970.

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Paul Leblanc
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