Clayton Kershaw critique les organisations riches qui reconstruisent

Reconstruire, c’est à la mode. Depuis une dizaine d’années, on assiste à une montée significative quant à la proportion d’équipes sportives professionnelles qu’on peut considérer « en reconstruction ». Et selon certains, ça dénature le sport.

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Le baseball majeur n’échappe pas à l’ère du temps, ce qui déplaît particulièrement au lanceur étoile Clayton Kershaw. Selon ce qu’il a confié au Los Angeles Times, l’as des Dodgers est en parfait désaccord avec le concept même de la reconstruction. On en abuse particulièrement chez les concessions bien nanties, ce qui à ses yeux est inacceptable.

« Pour toute les histoires des Astros et des Cubs ; il y aura dix autres équipes qui ne gagnent pas et qui devront tout recommencer. Alors comment, en tant que partisans, pouvez-vous accepter ça? En reconstruction, on ne dépense pas pendant quelques années, on accumule plusieurs choix au repêchage pour essayer de gagner plus tard et c’est épuisant. Chaque équipe le fait maintenant. Chaque équipe. Elles doivent être plus créatives. Trouver une solution. »

– Clayton Kershaw, sur la reconstruction dans la MLB

Selon Kershaw, qui hésite d’ailleurs à resigner avec les Dodgers, il y a des alternatives à dénicher. Plutôt que d’abandonner des joueurs étoiles lorsqu’on en a sous la main mais que notre équipe n’a pas les compétences nécessaires pour se rendre loin en séries, de tout recommencer n’est pas la solution.

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« Il y a beaucoup de gars intelligents dans les bureaux des franchises. Il faut trouver quelque chose de mieux que de simplement échanger un joueur étoile. Juste, par exemple, un gagnant potentiel du Cy Young en Yu Darvish, qui a été l’un des cinq meilleurs lanceurs du baseball pour un an et demi. Il a été échangé pour des espoirs qui pourraient être bons, mais qui ont 17 ou 18 ans. […] De faire ça, pour les Cubs, ce n’est juste pas bon. »

– Clayton Kershaw

La reconstruction, un terme de plus en plus employé en milieu sportif, se répand telle une mauvaise herbe qu’on a oublié de traiter. À un point tel que même les terrains les plus verts perdent de leur éclat.

Jouer pour perdre quand on a les moyens de gagner, c’est lâche. Il faudrait peut-être trouver la bonne lame pour la couper, cette mauvaise herbe.

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William Thériault
Combinant jeunesse, fougue et ambition, il a fait son entrée dans le paysage médiatique en 2016. Étudiant en journalisme au Cégep de Jonquière, il fait partie de Passion MLB, mais aussi d'AlleyOop360 et de la radio CKAJ 92.5 FM.
Publications: 347