Une année d’opportunités perdues pour les espoirs canadiens

Au cours d’une année pas comme les autres pour les joueurs de baseball de différents niveaux, 2020 n’a pas été facile. Loin de là. Ceux-ci espèrent de tout coeur pouvoir revenir sur le terrain, à un moment donné, en rattrapant le temps perdu, et à faire revivre le sport plus que jamais.

Tout a commencé le 12 mars dernier, alors que les différentes régions d’Amérique du Nord, ainsi que le reste de la planète, ont imposé des ordres de confinement sévères à ses habitants. Après avoir vu la MLB le faire pour son camp d’entraînement, les différentes ligues mineures, ainsi que les circuits de baseball collégiaux, ont été forcé de faire de même avec leurs équipes respectives.

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Ce qui est particulièrement malheureux, c’est que le mois de mars est traditionnellement le moment où le baseball commence tout juste à battre des ailes pour l’année. Les joueurs (tous les joueurs) ont dû interrompre simultanément leurs activités, et ce, pour une période indéterminée. C’est souvent cette dernière partie qui inquiète le plus.

Maintenant, les joueurs de baseball sont prêts à reconquérir le terrain avec plus de force que jamais.

Et si cette réalité est vraie pour tout le monde dans le milieu, des joueurs et des entraîneurs aller jusqu’aux directeurs athlétiques des formations universitaires. Parlez-en à Denzel Clarke, Canadien qui évoluait comme voltigeur chez les Matadors de la California State University, Northridge, et qui a opté pour un retour chez lui à l’annonce de la suspension des activités en mars, à Pickering, en banlieue de Toronto.

Il faut dire que les effets de la pandémie se sont fait ressentir pour Clarke et d’autres jeunes espoirs de baseball canadiens, qui n’ont pas été en mesure de saisir des opportunités de travailler sur leur jeu et faire leurs preuves auprès de dépisteurs comme ils l’auraient fait, en temps normal, ce qu’ils ne peuvent faire que sur le terrain. Toute une chance ratée, notamment en vue du repêchage de la MLB, prévu pour le mois de juin.

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Pour ces joueurs, certes, les démarches pour faire leurs preuves et tenter de se tailler une bonne place au prochain repêchage de juin ne seront pas les mêmes que les joueurs américains. Ils auront certainement besoin de se démarquer pour espérer pouvoir faire le saut vers les grandes ligues. Mais il a d’abord fallu s’adapter pour faire en sorte que la saison 2020 ne soit pas perdue.

Et le plus grand défi demeure à venir. Pour la plupart de ces joueurs, pour continuer de s’entraîner cet hiver, ils devront le faire sur des terrains intérieurs, tandis que leurs compatriotes américains sont à l’extérieur à longueur de l’année. Ce n’est là que l’un des nombreux désavantages que les joueurs canadiens ont à faire face, ce qui rend leur développement plus difficile et plus long, mais ces joueurs le comprennent, et sont prêts à persévérer pour tenter leur chance.

C’est essentiellement sur ça que les dépisteurs veulent miser : un d’eux, un Canadien qui travaille pour une équipe de la Ligue américaine, a dû apporter bon nombre de modifications à son travail cette année, et il s’inquiète pour la relève canadienne dans le baseball. Mais il demeure optimiste, comparant le milieu des jeunes joueurs de baseball dans le circuit universitaire « à une jungle, même si les bons joueurs vont continuer à avancer, » dit-il à Shi Davidi, de Sportsnet.

La prochaine étape, maintenant, est de savoir ce qui s’en vient pour les joueurs canadiens dans le baseball en 2021, compte tenu du fait que la pandémie n’est pas sur le point de s’essouffler et que les restrictions aux frontières vont continuer de nuire au développement adéquat des joueurs qui souhaitent percer les ligues majeures, comme Denzel Clarke.

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Daniel Birru
Publications: 203
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