Marier le monticule avec le champ : entrevue avec Alexis Gravel

S’il est d’usage de sélectionner une position et de se concentrer sur elle pour la majorité de sa carrière, ce n’est pas le cas pour Alexis Gravel. Natif de Repentigny, le produit d’Académie Baseball Canada partage son attention entre les positions de voltigeur et de lanceur – et il excelle autant dans le champ que sur le monticule.

C’est même la raison pour laquelle l’athlète de 17 ans a préféré le Midget AAA à l’ABC lors de sa première invitation au camp de l’Académie, alors qu’il en avait 15. Incapable de se départir de son profil de frappeur au profit de celui de lanceur, Alexis a attendu un an de plus avant d’y faire le saut.

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Celui qui a également été invité au camp de l’équipe nationale canadienne a été passé en entrevue par mon collègue Charles-Alexis Brisebois sur les ondes du 91.9 Sports, samedi en après-midi. Il a notamment pris un peu de temps pour justifier son choix entre l’Académie et le triple-lettres.

« Dans le AAA, j’ai pu jouer à quasiment tous les matchs dans l’outfield. Sinon, j’ai lançait environ un match sur cinq comme pitcher. Sérieusement, ça m’a vraiment aidé au bâton. C’est pour ça que l’année suivante, je suis vraiment revenu en force. […] C’est pour ça que je me suis taillé un poste au niveau des outfielders. »

– Alexis Gravel

Évidemment, lorsqu’on dresse un bilan de l’année 2020, ce n’est pas très joli. La pandémie qu’on traverse actuellement a annulé la majorité des activités sportives du monde, et ça comprend les tournois auxquels Alexis et ses coéquipiers devaient aller participer en Floride, par exemple.

À défaut d’avoir perdu cette expérience trippante, telle que décrite par le jeune joueur polyvalent, l’ABC aura intégré les rangs du Junior Élite le temps d’un été, question de garder le rythme et d’offrir un encadrement convenable à ses jeunes. Des parties contre des équipes ontariennes ont également été organisées.

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Questionné sur le choix qu’il aurait potentiellement à faire un jour quant à sa position sur le terrain, Alexis pense que c’est le monticule qu’il laisserait tomber.

« C’est vraiment difficile à dire, j’aime autant être voltigeur que lanceur. […] Si j’avais un choix [à faire], niveau performance, ce serait peut-être voltigeur. Je trouve que j’ai vraiment un bon bâton, et dans le champ je couvre vraiment beaucoup de terrain. »

– Alexis Gravel

Grâce à sa mère, qui travaille dans un centre d’entraînement, le jeune Repentignois a accès à des installations qui lui permettent de se garder en forme. À cinq séances de musculation par semaine, il considère toutefois qu’il en fait peut-être un peu trop – et qu’il devrait délaisser quelques répétitions au profit de moments de relaxation.

Côté objectifs à long terme, Alexis Gravel désire – comme tous ses coéquipiers – voir son nom sortir au repêchage de la MLB et jouer au niveau professionnel. Il pense d’ailleurs que des joueurs comme Robin Villeneuve, Louka Daoust et Matys Gagnon, tous des gars qu’il côtoie fréquemment, peuvent faire pareil.

Sans oublier que Joshua Jones, un autre espoir de l’ABC, nous a confié en décembre dernier qu’il voyait Alexis se développer dans cette optique.

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William Thériault
Combinant jeunesse, fougue et ambition, il a fait son entrée dans le paysage médiatique en 2016. Étudiant en journalisme au Cégep de Jonquière, il fait partie de Passion MLB, mais aussi d'AlleyOop360 et de la radio CKAJ 92.5 FM.
Publications: 349