Loin d’être le meilleur, Khris Davis est loin d’être fini

L’étrange saison 2020 a fait son lot d’heureux (les Dodgers) et de malheureux. Si beaucoup de joueurs se souviendront de 2020 comme l’apothéose de leur carrière, pour d’autres, elle est déjà flushée depuis longtemps. Flushée comme du vulgaire papier hygiénique (pour rester poli) au fond leur toilette. Demandez à Khris Davis ce qu’il pense de 2020, la réponse ne devrait pas être bien longue.

Car le génial frappeur de puissance des Athletics d’Oakland est passé à côté du précédent exercice. Celui qui nous avait habitué à mieux est resté transparent tout au long des 30 matchs auxquels il a pris part en 2020.

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La force collective des A’s

Khris Davis est passé à côté de sa saison. Les A’s, fort heureusement, en plus d’être une équipe fort talentueuse, ont plus d’un tour dans leur sac. Ils ont, sans trembler, remporté la division Ouest dans l’Américaine (36-24), reléguant les Astros à sept matchs derrière eux. Cette équipe n’est dépendante d’aucun joueur : c’est une force collective. Rappelez-vous, Matt Chapman a raté les 23 derniers matchs de la saison et Matt Olson n’a frappé que pour .195.

Khris Davis, lui, n’a cogné que pour .200 de moyenne (17 coups en sûrs en 85 présences) et n’a sorti la balle qu’à deux reprises au cours de la saison et deux autres fois lors du premier tour des séries face aux Astros. Je ne vous parlerais pas de son OBP (.303), ni de sa moyenne de puissance (.329) ou de ses dix points produits, vous pourriez faire un malaise.

Malgré tout cela, ça a plutôt bien roulé à Oakland.

Faut-il paniquer ou patienter?

En 2020, Khris Davis n’a pas réussi à « krusher » la balle comme il avait si bien l’habitude de le faire. Il avait déjà connu un coup de moins bien en 2019 (23 circuits, quand même) après nous avoir habitués à des saisons plutôt aux alentours des 40. Problème mental, souci technique, lui seul le sait. Toujours est-il que je ne prendrais pas le risque de l’enterrer si vite.

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Khris Davis n’est certainement pas fini. On parle ici d’un joueur d’un a frappé 158 longues balles depuis 2016. Ce n’est pas rien. On parle aussi d’un joueur qui n’est âgé que de 32 ans, du beau baseball et des balles à « krusher ». Il doit lui en rester en masse pour les années à venir.

À mon humble avis, il faudra s’armer d’un peu de patience avant de retrouver le Khris Davis des beaux jours. Pas d’inquiétude, le talent ne se perd pas aussi vite. Le leitmotiv des joueurs professionnels est simple : il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions.

Khris Davis saura forcément faire en sorte de trouver ces réponses (si ce n’est pas déjà fait), pour son bien et celui de son équipe.

Moi, j’y crois. Et vous?

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Sébastien Tabary
Publications: 506