Les Mets auront aussi besoin de Pete Alonso

Les Mets de New York ont fait la une des nouvelles ces dernières 48 heures grâce à deux belles prises dans leur chalut (ou leur trémail, appelez ça comme vous voulez) : Francisco Lindor et Carlos Carrasco. Pas pire, j’avoue.

Mais ajouter deux gros noms à votre effectif et d’un coup d’un seul on commence déjà à parler de Série mondiale. Restons sérieux, s’il vous plait!

Publicité

Si les Mets feront sûrement moins pâle figure dans la division Est de la Nationale, les voir sur la plus haute marche du podium semble encore assez utopique. Une recette gagnante nécessite un ensemble d’ingrédients qui se marient bien, sinon cela peut vite devenir indigeste. Et l’un des ingrédients essentiels à ce succès se nomme Pete Alonso.

Sortir au plus vite d’hibernation

Après une saison 2019 géniale (53 HR, 120 RBI), Pete Alonso a eu du mal à décoller en 2020. L’ours polaire a mis quelques semaines avant de sortir d’hibernation. Avec 16 circuits, 35 RBI, mais un triste .231 de moyenne au bâton, Alonso est pour ainsi dire tombé dans l’anonymat. Véridique. Je ne me souviens pas avoir vu ou entendu de quoi (de bien) sur lui la saison passée, à part peut être un joli mois de septembre à 10 longues balles. Pete doit impérativement retrouver ses lettres de noblesse en 2021 puisque les Mets ont de grosses attentes envers lui.

Car Pete Alonso est le joueur en puissance de cette équipe. Celui qui, d’un élan, peut renverser le cours d’un match. Celui qui, d’un élan, ajoute un W à votre colonne statistique et au classement. Il est le Barry Bonds, il est le Big Mac, le Albert Pujols ou encore le Aaron Judge des Metropolitans. Toutes les équipes n’en ont pas un, mais quand elles l’ont, autant qu’il fasse sa job.

Pete Alonso n’est quand même pas un one-hit wonder. Lui seul est en mesure de nous le prouver.

Publicité

Beau en surface, mais …

L’effectif des Mets a fait un bond en avant, certes. Lindor va leur apporter beaucoup d’énergie positive (un peu comme le faisait Jose Reyes entre 2003 et 2011) et Carrasco beaucoup d’expérience sur la butte, s’il ne rechute pas (malheureusement avec sa maladie, le risque n’est pas à écarter). Et si George Springer débarque dans le Queens, l’équipe aura belle allure.

Tout cela est bien beau, mais si on gratte un peu en profondeur, on se rend compte qu’au-delà des noms, les Mets ont encore beaucoup de choses à améliorer et à prouver.

Il va d’abord falloir que Marcus Stroman ferme sa bouche et se concentre un peu plus sur ses performances, que Steven Matz et David Peterson nous épatent, car à date, je n’ai rien de « WOW » en tête de leur part. Il faudra aussi que les releveurs boiteux fassent leur job (Betances, Familia, Lugo, Diaz), car l’an passé, c’était vraiment pas beau à voir. Edwin Diaz reste pour moi une vraie catastrophe.

Il va aussi falloir espérer un retour sain et sécure de Noah Syndergaard (retour prévu en juin) et qu’à son retour, l’équipe figurera bien au classement de sa division, car les autres équipes ne vont pas les attendre – je pense ici aux Braves et aux expérimentés Nationals, qui viennent tout juste de mettre la main sur Kyle Schwarber.

Enfin. Espérons aussi que le coronavirus nous laisse tranquilles pour de bon.

Image par défaut
Sébastien Tabary
Publications: 513