Jasson Dominguez, le Cole Caufield du baseball

Hier, la MLB a sorti en grande pompe sur son compte Twitter pour indiquer la présence de Jasson Dominguez sur son fameux top-100 des espoirs. À 17 ans, il est le plus jeune à y figurer.

À l’instar de Cole Caufield, espoir polarisant du Canadien de Montréal, Jasson Dominguez génère un engouement médiatique probablement trop élevé. Oser le comparer à Bo Jackson, ça peut passer. À Mike Trout, c’est très risqué de se mettre le pied dans la bouche. Rajouter Mickey Mantle, c’est limite ridicule.

Publicité

Pas repêché, moins fiable

Si on creuse un peu sur le web, on voit bien que celui que l’on surnomme « Le Martien » a beaucoup de talent, mais c’est mince comme données. C’est difficile d’évaluer la qualité des lanceurs et des équipes qu’il a affrontées en République dominicaine. N’eût été la pandémie, il aurait déjà une saison de complétée dans les rangs mineurs. Ça l’aurait aidé à se faire une idée.

C’est souvent la même situation pour les joueurs internationaux qui sont signés à titre d’agent libre à l’âge de 16 ans. S’ils avaient joué dans le système américain et qu’ils avaient été éligibles au repêchage, les comparatifs seraient plus fiables.

Publicité

L’exemple Moncada

Il y a quelques années, les Red Sox avaient dans leur réseau de filiales Yoan Moncada. Un jeune qu’on qualifiait de demi-dieu du baseball à l’époque. On le comparait à Robinson Cano avec plus de vitesse. Cela ne les a pas empêchés de l’échanger contre Chris Sale.

Moncada s’est avéré être un bon joueur, voire même très bon, mais c’est loin d’être une divinité. Tout ça pour dire, qu’il faut être patient avant de faire des comparatifs.

Un partisan des Yankees vous dira que Dominguez sera un futur membre de Cooperstown. Un des Red Sox vous dira qu’il sera un flop total. Où se situe la vérité? Probablement quelque part entre les deux. Présentement, l’échantillon est trop petit pour parler de Mantle, qui a été le meilleur de sa génération.

Image par défaut
Jean-François Rivard
Publications: 89