Barry Bonds : le meilleur frappeur de puissance de sa génération

Avant que vous ne soyez pas d’accord avec moi, relisez bien le titre. On parle ici de puissance et d’une période bien précise. Oui, s’il fallait citer le meilleur frappeur dans la période 1980-2010, le premier nom à me venir en tête serait celui de Tony Gwynn. Si on allie la puissance à l’efficacité, un seul nom : Barry Bonds.

L’histoire du baseball majeur a plus de 100 ans tandis que celle du roi des coups de circuit n’en a que 22. Même si dans notre sport préféré, on aime jouer avec les chiffres et faire des comparaisons, il ne faut pas omettre de considérer que chaque époque, chaque génération a eu son baseball. Comparer Barry Bonds avec Babe Ruth et/ou Hank Aaron reste pour moi inconcevable.

Une domination indiscutable

De nos jours, citer le nom de Barry Bonds fait encore dresser le poil de certains et donne la nausée à d’autres. Je sais, le gars a triché et ne mérite pas d’entrer au Temple de la renommée. À la retraite depuis 2008, Barry Bonds est, à chaque début d’année, pointé du doigt quand vient le moment de décider si, oui ou non, il mérite son intronisation à Cooperstown. Rassurez-vous, je ne débattrai pas là-dessus aujourd’hui.

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J’aimerais juste mettre certaines choses au clair. Barry Bonds était un joueur hors pair, doté d’un talent et d’un élan naturel qui lui ont permis de remporter bon nombre de distinctions individuelles. 762 coups de circuit, ça ne passe pas inaperçu. Ceux qui refusent de le reconnaitre ne se rendent probablement pas compte à quel point il était bon avec un bâton entre les mains et surtout à quel point il était terrifiant à affronter (avec 2558 buts sur balles en carrière et 688 buts sur balles intentionnels, personne n’a fait mieux dans l’histoire de la MLB).

Bonds « aurait » commencé à user de la seringue en 2000, 14 ans après se débuts dans la MLB. Il n’a pas changé sa technique, ni son élan : la balle venait toujours taper le barrel au bon endroit, au bon moment. La balle voyageait « juste » un peu plus loin.

On ne peut pas balayer d’un revers de la main ses trois premiers trophées de MVP obtenus en 1990 et 1992 avec les Pirates et 1993 avec les Giants (il en remportera quatre autres avec SF) sous prétexte qu’il se serait dopé … « après ».

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On peut même s’amuser à retirer les sept saisons où il a été MVP et on reste avec des chiffres ahurissants en carrière : 440 HR.

Barry Bonds, le seul, l’unique

Barry Bonds n’est pas Ted Williams (521 HR). Barry Bonds n’est pas Hank Aaron (755 HR) ni même Babe Ruth (714 HR). De toute façon, nous n’avons, pour la plupart, pas vu les autres jouer, alors il est inconcevable de se positionner objectivement. Sûrement qu’Hank Aaron frappait lui aussi très fort, mais malheureusement, je ne l’ai pas vu au quotidien.

Je regarde du baseball depuis 1986 et je n’ai jamais vu quelqu’un frapper la balle aussi facilement et avec autant de violence que Barry Bonds, et ce, pendant aussi longtemps.

Ken Griffey Jr., Frank Thomas, Mark McGwire, Sammy Sosa… solides aussi, mais une coche en dessous du meilleur des meilleurs en termes de puissance et de crainte qu’il imposait en entrant dans la boîte au quotidien.

Barry Bonds était unique et il était le meilleur, amis connaisseurs de baseball, vous ne pouvez le nier.

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Sébastien Tabary
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