Aucune expansion prévue dans la MLB

Pour le commun des mortels, il serait logique de croire qu’en lien avec la précarité du climat économique actuel dû à la pandémie de COVID-19, les éminences de la MLB seraient tentées de procéder à une expansion de leur cadre afin de bonifier les revenus, non? On parle ici de milliards de dollars directement injectés dans les poches des principaux intéressés.

C’est d’ailleurs ce qui était arrivé les deux dernières fois que la ligue était en difficulté financière. Il s’agit ici de 1991 et de 1995, alors qu’à chaque fois deux franchises avaient vu le jour peu de temps après.

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Eh bien, dans le cas présent le passé n’est pas garant de l’avenir, car c’est tout le contraire, imaginez-vous donc.

Trois aspects en réfraction

Pertes de revenus à long terme

En premier lieu, élargir est synonyme de plus de monde assis autour de la table, ce qui est aussi synonyme de partager en 32 et non plus en 30 les différents revenus centraux et autres éléments à venir.

De plus, du côté des proprios, il est dit que les profits réalisés à court terme en cas d’expansion ne seraient pas bénéfiques pour le long terme. Pour faire une histoire courte, le profit réalisé après impôt ne serait que le coup d’une fois. Or, par la suite, si les revenus sont divisés, les profits sont moindres, ce qui fait baisser la valeur des franchises.

Le cas des A’s et des Rays

Tant que la situation n’est pas réglée avec ses deux équipes, il n’y aura pas d’expansion, aussi simple que cela. Tenez-le pour dit. Certes, la situation semblait réglée à Oakland avec la construction d’un nouveau stade, mais tout a été retardé à cause d’un certain phénomène mondial et le projet est devenu de nouveau précaire.

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Pour les Rays, la garde partagée semble être l’unique option, comme vous le savez déjà.

Diluer le talent

Dans l’éventualité où il y aurait deux nouvelles équipes demain matin, cela signifierait 26 emplois créés pour les lanceurs. Déjà que la saison 2020 de la MiLB a été annulée et que nous n’avons aucune idée à quoi ressemblera celle de 2021, les joueurs de niveaux inférieurs ont ralenti leur courbe de progression naturelle. The name of the game is pitching : pas sûr que les hautes sphères souhaitent voir diminuer la qualité du spectacle…

Un parallèle avec la MLS

On dit toujours que la Major League Soccer est un circuit en pleine expansion. Oui, ok, peut-être. Cependant, en 2020, en lien avec la crise sanitaire, l’organisation du tournoi MLS is back et tout le tralala, le circuit Garber a encaissé des pertes de près d’un milliard de dollars. C’est beaucoup.

Pour l’histoire, sachez que l’Impact de Montréal (connu sous ce nom jusqu’à jeudi, hehe) a été la 19e concession allouée, et ce, en 2011. Ils ont joué leur premier match en MLS en 2012. En ce moment, la ligue est constituée de 27 équipes et trois autres s’ajouteront incessamment (Charlotte en 2022 ainsi que Sacramento et Saint-Louis en 2023). Si l’on regarde la situation froidement, c’est donc 11 formations allouées en 10 ans, plus qu’une par année.

Je ne suis pas économiste, loin de là, mais tout porte à croire que la ligue imprime des billets bancaires pour le très court terme. Je me questionne beaucoup quant à l’avenir à long terme du cinquième circuit en importance en Amérique du Nord. Je peux comprendre les proprios de la MLB de ne pas vouloir compromettre l’avenir à court, moyen et long terme de leur ligue, mais ce n’est que mon opinion, après tout. 

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Maxime Trudeau
Partisan #1 des Royals de Kansas City. Joueurs favoris: Whit Merrifield, Christian Yelich. Passion pour tout ce qui touche le monde du sport et le milieu agricole. Le Plateau Mont-Royal, Montréal. Bachelier Université du Québec à Rimouski, Communication Relations humaines.
Publications: 165