Pierre Arsenault n’aurait pas voulu quitter les Expos de Montréal

Peu de Québécois ont eu la chance d’avoir un emploi dans le baseball majeur, encore moins chez les Expos. Pierre Arsenault a eu cette chance pendant plus de 30 ans. Notablement comme responsable de l’enclos des releveurs à Montréal et par la suite avec les Marlins de Miami.

Jusqu’à tout récemment, il était recruteur pour l’organisation floridienne, mais il vient de perdre son emploi suite aux pertes monétaires engendrées par la pandémie. Dans une entrevue à l’émission Weekend game plan sur les ondes de TSN 690, il est revenu sur quelques moments marquants de sa carrière.

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Le lien de l’entrevue se trouve ici.

Au cœur des grandes saisons de 1994 et 2003

L’homme de 57 ans est revenu sur deux saisons marquantes. Tout d’abord, celle de 1994, où les Expos étaient la meilleure équipe du baseball jusqu’au déclenchement de la grève. Arsenault était aux premières loges pour assister aux exploits de cette équipe qu’il a qualifiée de jeune, mais combien excitante!

Il a tenu à clarifier son départ de Montréal. Il aurait voulu demeurer avec les Expos, mais la seule offre qu’il avait sur la table était celle de Jeffrey Loria et des Marlins.

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Quelques années plus tard, en 2003, maintenant dans l’enclos des Marlins, il a vécu la lutte très serrée en fin de saison entre les Expos, les Phillies et son équipe. Au final, ils auront remporté cette course pour ensuite mettre la main sur la Série mondiale aux dépens des Yankees.

Receveur d’urgence

Lors de son entretien, il a parlé d’une autre entrevue qu’il a réalisée plus tôt cette semaine avec le journaliste Benoît Rioux de l’agence QMI. Dans celle-ci, il raconte un évènement peu commun, où il a bien failli agir comme receveur d’urgence pour les Marlins. Le titulaire du poste Mike Redmond était blessé et l’auxiliaire Ramon Castro avait mal à un orteil.

On avait préparé Arsenault à signer un contrat d’un jour pour être le receveur de Brad Penny. Finalement, Castro a commencé la rencontre avant de se retirer du match après une manche. Il a été substitué par le très polyvalent Mike Mordecai.

En conclusion, comme toute bonne entrevue avec un Québécois qui a gravité dans la MLB, on lui a parlé du retour d’une équipe à Montréal. Il croit à la réussite du projet, car les principaux acteurs sont des gens passionnés. L’argent n’est pas tout, ça prend de la passion, et Pierre Arsenault en est un exemple.

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Jean-François Rivard
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