Walker Buehler et Tim Lincecum : deux lanceurs au profil similaire

Après 24 heures de répit, les deux équipes en quête du plus beau trophée au monde reprennent du service ce soir pour le troisième match de la Série mondiale. À égalité un match partout dans ce best-of-7, les deux équipes enverront sur la butte probablement leur meilleur atout avec l’espoir de frapper un grand coup.

Si Charlie Morton sera le partant pour les Rays, les Dodgers feront confiance à Walker Buehler. Walker Buehler : parlons-en, justement. J’observe le jeune lanceur des Dodgers depuis quelques années maintenant et je me rends compte à quel point il me rappelle un autre joueur qui a fait les beaux jours d’une équipe californienne par le passé.

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Walker Buehler me fait penser à Tim Lincecum.

Nombreuses similitudes

Que ce soit par sa stature, son gabarit, la vélocité de ses balles ou même les séquences de lancers qu’il choisit, il y a énormément de Tim Lincecum dans ce Walker Buehler-là. Outre la motion de Buehler, qui n’est pas aussi « énergique » que celle de l’ancienne star des Giants de San Francisco, les deux lanceurs ont beaucoup de similitudes.

Walker Buehler aime attaquer la zone de prises. Si vous êtes frappeur et que vous devez lui faire face, attendez-vous à de la prise. Buehler aime être en avance sur les comptes et ne passera pas par quatre chemins pour vous le faire comprendre. Un atout qui était celui de Tim Lincecum.

Si vous voulez gagner votre duel, il faudra le gagner face à ses meilleurs lancers dans la zone de prises.

Même s’il dispose d’un arsenal de cinq lancers (balle rapide, balle courbe, cutter, sinker et slider), ce sont les deux premiers de la liste qu’il utilise le plus souvent. Ce combo 1-2 lui suffit amplement pour connaitre un succès plus que respectable face aux joueurs adverses.

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Encore une fois, il en était de même pour Tim Lincecum. Armé d’une balle rapide proche des 100 MPH et d’une change-up meurtrière, l’ancien des Giants a enchainé les victimes à la plaque pendant ses belles années.

En 2008, Lincecum avait obtenu 265 retraits au bâton, 261 en 2009 et 231 en 2010.

Une autre fin serait appréciée

Walker Buehler n’en est qu’à sa quatrième saison dans la MLB. Pour le moment, il n’a pas encore connu le même succès qu’a connu Tim Lincecum après le même nombre d’années de service. Rappelez-vous, au même âge, Lincecum avait déjà remporté deux trophées Cy Young.

Si l’on souhaite la même réussite à Walker Buehler, on se gardera de lui souhaiter la même déchéance. Pour ceux qui se souviennent, après cinq années de domination, Tim Lincecum en a connu cinq autres catastrophiques. Cinq saisons qui auront eu raison de lui. On ne le reverra jamais plus sur un terrain de baseball.

La faute à quoi? À qui? On ne saura jamais. Toujours est-il qu’on souhaite une autre fin au lanceur des Dodgers.

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Sébastien Tabary
Alleyop360Attitude Football